Licence Art et Culture à Lille 3

Le forum des étudiants en Art et Culture (année 2008 2009)
Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­Membres­Groupes­S'enregistrer­Connexion
Partager | 
 

 Rhétorique du Discours publicitaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Calie
Admin



MessageSujet: Rhétorique du Discours publicitaire   Ven 26 Juin - 17:47

Introduction général :

Le terme rhétorique est péjoratif dans le langage courant : emphatique, faux, etc...
Point de vue universitaire : enseigné jusqu'au XIXe siècle, puis abandonné. Ce n'est que vers les années 70 qu'on le redécouvre.
Il y a une articulation entre argument et style oratoire : art de s'exprimer.
La rhétorique s'applique à plusieurs discours qui vise la persuasion :
plaidoirie
politique
tract syndical
publicitaire

Alors qu'est ce qui n'est pas rhétorique ? Ce qui ne vise pas à convaincre :
texte scientifique/texte technique
Mode d'emplois/discours publicitaire
verdict/plaidoirie
consigne/slogan

I.Les leviers de la rhétorique

A) L'argument versus la persuasion

La rhétorique > pas que l'élégance du langage, c'est un discours argumentatif qui vise à convaincre. Il y a deux facettes pour convaincre : L'argumentation et la séduction.
Ces deux dimensions dans le discours rhétorique servent à avancer une proposition pour valider, appuyer un point de vue (argumentation) ET essayer de faire admettre ses propositions par un auditoire (persuasion).
Argumentation : vérité, vraisemblance (ex fumé : nuit à la santé) Alors que persuasion vise le succès et l'efficacité.
On ne peut les dissocier même si la persuasion tient à la véracité.

Paul Ricoeur dans Métaphore Vive : «L'argument proprement rhétorique tient compte à la fois du degré de vraisemblance qui tient à la matière discutée et de la valeur persuasive qui tient à la qualité de l'auditeur et du locuteur.»

L'argumentation rhétorique ne se satisfait pas uniquement de preuves. Elle doit prendre en compte le locuteur + opinion et passion de l'auditoire. Pas dans un discours scientifique.

B) Typologie des leviers de la rhétorique

Argumentation : phénomène social. Parole d'une ou plusieurs personnes. Aussi un processus rationnel : tient un raisonnement. Il tient à la capacité de l'orateur à choisir les arguments les plus aptes à convaincre l'auditoire. Trois leviers fondamentaux :

L'Ethos : Qui parle ? Qui est orateur ? Homme de bien ? (Moralité). Digne de confiance ? Pour Aristote : ethos élément fondamentale du discours rhétorique car caractère moral de l'orateur et ses vertus d'autorités.
Son discours vient d'un discours, dune expérience qui vont conférer de la pertinence à ses jugements et propositions. Pour Aristote : 3 critères : Prudent, vertueux et bienveillant. Aujourd'hui ces mots n'ont pas le même sens. Prudent veut dire « sensé ». L'homme qui fait le discours doit être compétent, doué de bon sens : capable de donner des conseils raisonnable et pertinents. Le mot vertueux : sincérité de l'orateur. Il ne doit pas dissimuler ce qu'il pense ne ce qu'il sait. Bienveillant : sympathique. L'orateur doit être en mesure de paraître comme une aide possible pour son auditoire.
Il faut paraître tout ça, autrement le discours rhétorique ne tient pas, il sera voué à un échec. Maîtrise de l'apparence : très importante. Stratégie : prendre la posture qu'on attend d'une personne digne de foie. L'ethos d'un orateur tient sur la façon de s'habiller, de se présenter, sur le langage du corps, sur le ton de la voix, sur les regard, etc.
C'est l'image et le paraître qui va interpréter comme symptôme d'une personnalité = ethos = stratégie d'argumentation, c'est un argument. Son efficacité repose sur une double identification. L'identification naturelle de l'auditeur à l'orateur. Aristote : «L'auditeur partage toujours les émotions que l'orateur fait apparaître» (empathie). L'orateur doit se comporter de la façon dont il veut voir son auditeur se comporter. Le confiance qu'on porte à l'orateur va se porter à la confiance vers son discours.
Conclusion sur l'ethos : Aujourd'hui avec domination de l'image, l'ethos est d'une importance considérable. Pareil que pour le 2eme levier ; le pathos.

Le Pathos : Parle de tout ce qui tient, relatif à l'auditoire. Opinions, désirs, sentiments > conditionnent son écoute. Orateur va s'en servir pour emporter l'adhésion de son public. Toutes les émotions que l'orateur va chercher à susciter auprès de son public grâce à son discours. Tout discours va jouer avec et sur les émotions de son public. Emotion ou passion. La vérité pas suffisante pour convaincre son auditoire toujours une dimension passionnel dans le discours. Travail d'action sur les représentations sociales de l'auditoire. Le Pathos : argument du discours. Puisqu'il va modifier les opinions et facilité la persuasion. Aristote dit qu'il faut distinguer trois leviers dans le pathos : Prendre en compte le motif du sentiment. La cible et l'état d'esprit du public : ce qu'ils sont prêt à faire. Art rhétorique va passer par l'identification, la capacité de l'orateur à mettre en place > public. Retrouve dans les prémisses d'un raisonnement vont reprendre point de vue du public.
Pourquoi cette identification ? Auditoire toujours d'accord avec des gens qui vont dans le sens de ses convictions. On l'amène progressivement à accepter le point de vue de l'orateur. Conséquence sur le discours rhétorique : orateur doit toujours anticiper la réception du discours. Réception précédé d'une énonciation.

Le Logos : Aptitude de l'orateur à articuler de façon rationnel un beau discours et la capacité d'argumenter = argumentation qui renvoi à la compétence de l'orateur. Discours cohérent > conséquent.

Ces trois leviers : élément constitutif d'une relation argumentative. Ce qui va lier l'orateur et son public.


II.Les fonctions de la rhétorique

A) Fonction persuasive

Aristote :
La plus évidente, qui découle de sa définition. Par quel moyen ? Rationnel et affectif. Le plus souvent l'art oratoire va confondre raison et sentiment. Pathos/Ethos. Moyens rationnels : arguments.
exemple est davantage affectif, s'adresse à un grand public.
Raisonnement : registre rationnel, on s'adresse à un public de spécialiste (plaidoirie)

Cicéron :
Docere : instruire et expliquer, dimension argumentative du discours.
Delectare : plaire, côté agréable et séduisant du discours, retrouve en pub : Humour.
Movere : émouvoir, registre de l'émotion : Pathos.

Résumé : dimension persuasive à toujours deux facettes :
argumentative
oratoire

B) La fonction herméneutique

> Interprétation. Le discours : jamais isoler. Il va s'opposer à d'autre discours , donner une sens et sa fonction persuasive. Orateur doit comprendre ceux qui lui font fassent. Saisir la force de leur rhétorique et ses points faibles. Comprendre cela c'est un travail d'interprétation. On le fait spontanément. Bon orateur doit savoir à qui parle, comprendre le discours de l'autre, détecter ses pièges, sous peser la force des arguments et capable d'identifier les non dit.

Rhétorique : art d'interpréter les discours produit dans l'espaces public (but de ce cour). Art de comprendre un discours.


C) La fonction heuristique

>Découverte. L'heuristique : capacité de permettre la découverte de la rhétorique. Le monde social est sans évidence, sans prévision certaine. La rhétorique à pour fonction d'éclairer celui qui doit décider (ex : plaidoirie). Contribuer à inventer une solution là ou aucune solution n'est donné d'avance. Instaure le débat, contradictoire et seul les procédés rhétorique vont rendre possible ce débat. Sans eux : violence et confusion.
Dans cette perspective que la rhétorique possède bien une fonction de découverte : heuristique.



Les 4 parties qui constitue le discours rhétorique :
L'invention : recherche de thème, d'argument, exemples et preuves rationnel qui prédomine.
Disposition : construction du plan du discours et mise en ordre des différentes parties de celui ci.
L'élocution : dimension stylistique et littérature du discours, on retrouve des figures très littéraires : métaphores, allégorie, etc.
Action : art de prononcer les Discours. Ethos, choix, geste, voix, souffle. Performance discursive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Calie
Admin



MessageSujet: Re: Rhétorique du Discours publicitaire   Ven 26 Juin - 17:48

Discours social et rhétorique , le cas du discours politique


Rhétorique : exercice de l'influence : on a affaire à une forme de communication : parole + formes symboliques de l'argumentation pour agir sur l'interlocuteur. Ici on est dans des décisions d'ordres politiques. Les discours appartiennent à l'espace public : on le définit par sa nature : lieu de découverte des problèmes publics. Nature politique et discursive. Il est un médiateur au sein de la société il permet de rendre compte des débats qui animent la société. L'espace public est un lieu ou s'exerce l'influence social. Lieu où se manifeste les discours rhétoriques.
Influence social qui s'exerce entre les acteurs sociaux du discours, exercent influence les uns sur les autres mais aussi sur l'opinion public.

On distingue trois catégorie d'acteur :
1. acteurs issus du système politique central : homme d'état, député, sénateur, etc... (communication institutionnelle)
2. acteurs issus du système fonctionnel de la société : administration, judiciaire, économique, etc... (communication institutionnelle)
3. acteurs issus de la société civile (manifestation)
Chacune de ses catégories en fonction de la nature de la ancrage va structurer leur modèle d'investissement dans l'espace public. On va avoir des modèles rhétoriques différents.
Deux modèles de rhétorique :
pour 1 et 2 : Traitement routinier de la communication public : format identifier d'intervention de ses acteurs dans l'espaces publics (acteur comme gouvernement, administration, médias).
pour 3 : innovation social : on va trouver des formes innovantes de la communication (cf. : appropriation d'internet).


I.Deux points essentielles : leurs finalité rhétorique va dépendre de leur ancrage et des finalités qu'ils visent.


Notion de discours social :
Dimension dialectique (deux niveaux) :
on postule que les discours qui sont produit dans l'espace public vont obéir a des schémas qui dépendent des institutions sociales qui les engendrent. A partir du moment ou on parle de discours social on peut plus séparer les phénomènes langagier de leur contexte de production sociale + historique.
elle va désigner «l'organisation du dicible» Marc Angenot (ce qui se dit) organisation dans une société donné. Ce qu'il est autorisé de dire ou ne pas dire dans une société donné, dans un contexte socio-historique donné. (exemple discours social sur le sida, en France : ce qu'il est permis de dire : on a le droit de dire que le sida est une maladie sexuellement transmissible, par contre on ne peut pas dire que les gays transmettent le sida). Il va dépendre de l'instance d'énonciation (qui énonce le discours). Le d.S dépend de l'identité socio-discursive de l'instance d'énonciation (pape/président de AIDS).
A propos de la notion d'identité discursive : ethos des orateur, elle est sociale et discursive à la fois. Elle est sociale dans le mesure ou elle se construit à la fois dans ce que autrui peut dire du sujet (a partir de ce qui est dit), et par ce que dit l'orateur sur lui même.



II.La rhétorique politique :

Rhétorique politique = dynamique d'influence, articulation au langage et représentation symbolique. Le sujet va fonder sa décision sur l'efficacité rhétorique du discours. Du point de vue de l'instance d'énonciation la visé est toujours la même : obtenir l'adhésion du public : obtenir le suffrage des électeur (discours politiques). On est dans le cas d'un traitement routinier des affaires courante, on se situe dans la typologie 1. acteur ancré dans le système politique central.

L'orateur est dans une position double : il doit convaincre du bien fondé de son projet politique ET il doit faire adhérer le plus grand nombres de citoyens aux valeurs qu'il défend. Double contrainte : l'homme politique va se construire un double ethos, un ethos à deux niveaux :

1.conception de la politique comme espace de pensée sur l'organisation de la société (projet de société)
2.stratégies de gestion du pouvoir (mise en oeuvre du projet)

L'efficacité rhétorique va dépendre de 3 éléments :
Ethos de l'orateur
Façon dont l'orateur va percevoir l'opinion public (favorable ? hostile ?) Circuit par lequel il va passer pour s'adresser a son public = situation de communication
Position des autre acteur politique par rapport à l'orateur (adversaire ou partenaire).

Rhétorique et politique : mise en scène du discours qui vont oscillé entre Ethos, Logos, Pathos. Articulation des trois ordres doit permettre de répondre à : qu'est ce qui fait que j'adhère à ce discours ?

Dans la rhétorique politique : Ethos vise à des fin de crédibilité et de séduction, Pathos : dramatisation pour suscité l'adhésion. Logos : ordonnancement du discours pour susciter l'adhésion à des valeurs. Dans le logos qu'on va retrouver le projet de société (1). Ce sont les valeurs : fondent le projet politique.


Exemple :

Ethos de lucidité : l'homme politique à conscience des réalité politique, social du public auquel il s'adresse.«j'ai conscience que»
Ethos d'autorité : «entant qu'élu que je demande la mise en examen du président»
Ethos de vertu : «tout ceux qui me connaisse savent que je n'ai jamais cherché à m'enrichir personnellement» discours qui se construit par rapport à ce qu'on dit de nous, et ce que je dis de moi.

Pathos : recours à des arguments qui cherchent à susciter l'émotions du public : pathos de menace, de peur, etc...



Ethos de crédibilité il se construit à partir de trois éléments (trois conditions) :
la sincérité : dire le vrai
la performance : capacité à mettre en oeuvre ce que l'on promet
l'efficacité : montrer ses capacités à pouvoir appliquer ses promesses
On va avoir plusieurs catégories d'Ethos à partir de l'Ethos de crédibilité :
1.Ethos de sérieux : on va le construire à travers des indices corporels (raideur, sourire peu, etc..) + indices de comportement (maîtrise face au critique, le sang froid). Il ne se construit pas avec des comportement frivole, etc. Ethos de sérieux a des limites : produire une image d'austérité, cf. Ethos de Jospin : celle d'une homme détaché, froid, incapable de passions et d'émotions.
2.Ethos de vertu : on ne peut pas le construire dans l'immédiateté, ça se construit sur le temps long et prend appuie sur une représentation social répandu : l'homme qui représente le peuple est sensé donner l'exemple.
3.Ethos de compétence : réponse à la performance et l'efficacité : on donne a voir que l'on possède un savoir faire, des compétences pour arriver à ses fins. Dans ce modèle, l'orateur va faire réf. a son savoir, son parcours, etc... : preuve de sa capacité et de l'efficacité de son action.


Mécanisme de fonctionnement de l'ethos politique :

Construction de ses images n'a de pertinence que dans la relation qu'elle va instauré entre un orateur et son public. Pour que ça fonctionne et pour qu'il est construction de cette relation on va avoir des stratégies qui vont puiser dans les représentations sociale, dans les imaginaires populaires, de façon a pouvoir atteindre le plus grand nombre. On va parler d'un contrat de reconnaissance implicite entre orateur/public. La limite de ses stratégies de construction d'un ethos : risque de contradiction entre les valeurs que l'homme politique va promouvoir et celles perçues par son public.


Conclusion : efficacité va dépendre de l'ethos de l'orateur, du lieu du déroulement de la performance rhétorique. Le discours va dépendre du public auquel l'orateur d'adresse. Et la performance va dépendre de l'effet visé : rétablir confiance ? désigner un adversaire ? promouvoir une projet politique ? etc...


Etude de cas : dernière typologie d'acteur (3) : Mouvements sociaux, société civile. Concerne le mouvement Ni putes ni soumises au moment de son émergence.
= Construction d'un ethos autour de la normativité républicaine.
= Recours au pathos pour légitimé son action.

Les mouvements sociaux ne représentent personne d'autre qu'eux mêmes. Point de dépars des mouvements sociaux : intérêt particulier, et non intérêt générale qui est le moteur de l'espace public. La stratégie d'action :s e construire une légitimité pour peser sur les acteurs du système politique et sur l'opinion public.

Le point de dépars du mouvement : émerge à partir d'SOS Racisme. mouvement premier, point de dépars : état généraux des femmes de quartiers. Puis il y a eut meurtre d'une femme en octobre 2002, et la sortir d'un ouvrage : première publication le problème des tournantes en France. En Mars 2003 est crée l'association Ni putes ni soumises (manifeste, marche).

Question des griefs du mouvement : «diagnostic framing» = cadrage de diagnostic. Question qui permet de saisir l'émergence de la mobilisation collective = l'ethos du mouvement et la façon dont une situation est vécu comme problématique.

Le manifeste : grief très précis : dénonciation d'un sexisme ordinaire omniprésente, violence verbal, viol modernisé en tournante, on va dénoncer les mariages forcés, on va parler de la fratrie : gardien de l'honneur de la famille, machisme des hommes des quartiers (issue de l'immigration). Au moment du lancement de la marche le mouvement va produire un discours : lutte contre les viols collectifs, intégrisme, mariage forcée, traditions, etc...
Que vise cette mobilisation ? = Alerter l'opinion public et les médias. On va associer au mouvement des symboles : lieu (cité de Vitry sur Seine) : pathos : réf. à un drame. Et la participation de l'auteur de l'ouvrage Dans l'enfer des tournantes qui va participer à la marches et aux débats. On essaye d'illustrer les niveaux les plus abject de la situation de ses femmes. On est dans une stratégie qui montre une urgence face à la situation et stratégie qui construit une dramaturgie à destination de l'opinion public : on anticipe la réaction des médias et de l'opinion public. Dans cette perspective, on peut dire que Ni putes ni soumises va s'inscrire dans une rhétorique des émotions suscité par l'horreur des drames. Finalement l'horreur est tellement grande qu'on évacue la contradiction : personne ne peut dire qu'on ment, ou qu'on stigmatise.
Pathos : plus de place à la contradiction, ou l'analyse.

Deuxième stratégies rhétoriques : question de la légitimité républicaine : la visé : construction d'un consensus autour du mouvement. Mouvement organise une exposition qui représente des jeunes femmes de cité qui représentent des Marianne. Allégorie de Marianne : pluri-ethnique. = Ré-appropriation de symboles nationaux. Inscrit la rhétorique du mouvement dans une normativité.
A un autre niveau : ré-appropriation qui va créer une légitimité : combat en faveur de la République.
En 2004 le mouvement va lancer une marche : Tour de France républicain. Articulation entre féminisme et laïcité. L'action va émerger en même temps que le débat sur le voile et le mouvement va présenter la laïcité comme garant de l'émancipation des femmes issus de l'immigration. Rhétorique qui va prendre appuie sur les griefs : obstacles a l'émancipation des femmes de l'immigration et que cette situation problématique est dut à une mauvaise pénétration des valeurs républicaines dans ces milieux = en luttant en faveur de la laïcité, on pourra lutter en faveur de l'émancipation des femmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Calie
Admin



MessageSujet: Re: Rhétorique du Discours publicitaire   Ven 26 Juin - 17:49

Cours de rattrapage d'absence de la professeur


travail polycopié

Les rhétoriques de l'information
Entre contraintes de crédibilité et de séduction

1)Le rôle des médias dans l'espace public

Bibliographie (réf.) :

J. Habermas : L'espace public archéologie de la publicité bourgeoise (Paris : Payot, 1961)
J. Habermas : Droit et démocratie : entre fait et normes (Paris : Fayard, 1987)
J. Habermas « Il faut sauver la presse de référence » Le Monde du 22/05/07

Renvois à la dimension normative des médias au seins de l'espace public. On part du postulat selon lequel les médias appartienne à l'espace public et en assure une partie du fonctionnement. Le fonctionnement du système démocratique définit en partie le ro^le des médias. « Les médias assurent la publicité des débats » Habermas. Dans cette perspective normative, les médias représentent les citoyens rassemblé en public. Ils ont pour mission de renforcer la capacité d'apprendre des citoyens, ils doivent aussi renforcer leur capacité critique. Et à ces deux missions s'ajoutent deux contrainte : doivent resté indépendant des acteurs politiques : parce qu'ils ont pour rôle de contraindre le processus politique à se légitimer. Les décision politique doivent être porté à la connaissance de tous. Les médias doivent assurer l'information du citoyen.

Finalités des médias :
Normative, finalité civique. vocation des médias a répondre a une demande sociale par devoir d'une démocratie.
Mais les médias ne se limite pas qu'à ça. Les médias sont aussi les acteur de diffusion et de création de la culture de masse. Discours d'information politique, et de discours, pratique qui relève du divertissement.
Les médias joue un double rôle : devoir d'information du citoyen + besoin de divertissement des individu. Il est plus facile de vendre du rire de l'émotion que de l'information. Cette nature ambiguë des médias est aussi renforcée par une nature hétérogène du public. Les médias s'adressent au plus grand nombre et sont donc nécessairement simplificateur. Patrick Charaudeau va parler de « vulgarisation dramatisé » pour définir le discours d'information. Vulgarisation : pour répondre au désir d'information du plus grand nombre. Dramatisation : pour répondre à la visé de séduction (nécessaire pour attirer l'attention du public).


1er question :
- finalités sociales et économiques :
sociale : information
économique : distraction

> visé rhétorique : on vise la crédibilité pour l'information et la séduction pour la distraction. La visé de séduction va agir pour répondre à deux impératif : capter l'audience, marqueur d'identité (identité du support, souvent donné par la part d'équilibre entre information et distraction). Reportage : plus grande place aux émotions. Editorial : point de vue de l'argumentation : crédibilité, logos : capacité d'ordonnancé un discours.

Stratégies de crédibilité : elles sont «véridictoire» (Charaudeau) : vise à affirmer la vérité. But : créer des effets.
Effet de réel se manifeste de différentes façons : crédibilité : authenticité, créer par la mise en scène de personnage dans le discours de l'information qui vont venir témoigner de la réalité des faits rapporté dans l'article (recours à la citation, direct : créer l'illusion d'un contact immédiat avec la réel).
Effet de vérité qu'on retrouve dans les genres comme l'analyse ou le commentaire. Le levier qui va permette de la créer : l'autorité social de celui qui parle (expert : valider la parole journalistique).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Calie
Admin



MessageSujet: Re: Rhétorique du Discours publicitaire   Ven 26 Juin - 17:49

Ethos/pathos/logos

> donner l'information
> visée de la captation.
/forme de dénonciation ( Analyse de ce qui se passe dans les médias pour dénoncer ce qu'il se passe) /soulever un problème, le mettre en évidence.

Le discours médiatique ne se limite pas à l'information, il a aussi une visé de divertissement. L'entreprise médiatique à pour objectif de vendre son produit. Deux finalité de l'information : finalité ambiguës : informer mais aussi séduire. Perspective rhétorique : 2 visé

de crédibilité (le journaliste et le journal ont pour effet de faire croire que ce qui est montré est vrai : l'effet de réel)
de séduction ; agit sur la part émotionnelle du public. Le journaliste joue sur la dimension spectaculaire de l'information : la mise en spectacle de l'information. On cherche un effet de dramatisation : faire appel à l'imaginaire fictionel du public : rôles stéréotypés, exemple : la victime, le justicier, etc. (principe de dramatisation). > la quête, la poursuite, l'affrontement.
Deuxième type d'effets : les effets de ludisme. L'écriture va prendre appuie sur des jeux inter textuel (parodie, pastiche, etc.) On les retrouve dans les titres mais aussi dans les genres journalistiques à tonalité subjective (billet, chronique, ...).

Conclusion : l'instance médiatique doit procéder à une mise en spectacle du discours de l'information : contradiction entre le rôle normatif des médias qui est le faire savoir et la finalité du faire ressentir. Produire des effets de vérité. Satisfaire au principe de plaisir en produisant des effets de séductions.


Question 2 : exemples de stratégies
Le recours à l'experts : rhétorique d'autorité, c'est l'autorité sociale de l'expert qui permet de valider l'information : l'ethos ici prévaut : visée de crédibilité.
L'émotion n'existe pas : présente deux cas extrême de la rhétorique journalistique qui se manifestent en période de crise : visée émotionnelle. Prend pour exemple les deuils nationaux, l'auteur va pointer les limites de la rhétorique de l'émotion puisqu'en donnant la priorité à ce registre les journalistes peuvent s'éloigner de l'objet de la réalité et de l'information.

Les médias vont recourir à la fiction ; rupture du contrat médiatique puisqu'on invente des faits pour valider ce que les journalistes imaginent de l'état de l'opinion publique. On est dans des exemples extrêmes, avec ces cas peut aboutir la rhétorique de séduction par l'émotion.


Question 3 : le rôle des informateurs
question de l'informateur comme source de crédibilité (visée rhétorique de vérité). Première effet : le recours à l'informateur pour sa parole d'autorité. Exemple : les magistrats lorsqu'ils révèlent certaines informations sont dans une transgression, donc les informations qu'ils vont révéler vont être vrai. Mais certain ayant un rôle sociale important peuvent être manipulateur.

Lorsque l'informateur est témoin de l'information : ethos de celui qui était là : effet de vérité.
L'informateur pluriel : on est toujours dans une effet de réel qui tient à la diversité de l'informateur.

Question 4 : Exemple de citation et ≠ stratégies rhétoriques du recours à la citation
Peut avoir une efficacité à travers l'ethos de celui qui est cité. Mise en évidence des ethos et de compétences et d'expériences.
La citation peut aussi utiliser le levier du logos : c'est à dire que l'argumentaire journalistique va se conclure par l'argument d'autorité : argument véridictoire.
Elle va aussi jouer sur le pathos en créant un effet de proximité entre le public et l'événement.




Le mythe de l'objectivité


Question de la crédibilité de l'information.
3 ouvrages de références :
J Le Bohec, Les mythes des journalistes
R. Korev, Le désir de l'objectivité
J. Corn, L'éthique de l'information

Dans le cadre de l'écriture journaliste certains mythes professionnel vont être à l'origine de la rhétorique journalistique.
A quoi sert un mythe ?
Qu'est ce qu'un mythe ? > récit fabuleux d'origine populaire. On parle de mythe a propos d'image simplifiés, souvent illusoire que des groupes sociales vont inventer : elles vont déterminer le comportement de la société et des individus vis à vis de ces mythes. Le mythe est toujours un simplification voir une illusion. Il va avoir une utilité sociale.
Si on articule la question des mythes avec la question «professionnelle», les mythes vont permettre de définir une identité collective et de consolider leur prestige social.
Fonction valorisante comme celle de pédagogue, bon fonctionnement du système démocratique, défenseur du pluralisme, etc...
Les mythes professionnelles vont avoir une fonction de compensation symbolique / reconnaissance sociale et sentiment d'importance.


Le mythe de l'objectivité. Origine sociaux/historique > au 19eme siècle apparition de la presse commerciale. Baisse de prix de vente plus publicité. Avec cette apparition : mythe de l'objectivité va masquer la visée commerciale de l'écriture journalistique. L'introduction de la pub : mouvement de contrainte pour le produit médiatique, le produit de presse doit s'intéresser au plus grand nombre. On demande aux journalistes de ne pas militer en faveur d'opinion. Les journalistes vont mobiliser une notion qui va former la visé commercial en valeur valorisante.

2 éléments : le positivisme scientifique qui émerge pense que l'homme peut accéder à la maîtrise de la nature en ayant recours à une étude rigoureuse et donc scientifique qui va se dégager dans croyances religieuses et des valeurs morales. Les journalistes de l'époque vont s'approprier cette croyance et rapproche le discours journalistique en discours scientifique : polysémie de la notion d'objectivité.
Le Bohec va parler de mythe auto-justificateur qui va transcender une visée marchande en principe éthique et morale.
Du point de vue de l'écriture journalistique ce mythe va se traduire par des techniques d'écriture qui vont favoriser la neutralité, l'effacements des marques d'énonciations.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Rhétorique du Discours publicitaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Licence Art et Culture à Lille 3 :: Cours :: Semestre 2 :: UE 6 Libre-