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 Les TD de L. Demanze

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Calie
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MessageSujet: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:32

21 Janvier 2009

Objectifs : continuer ce que l'on a vue au premier semestre mais en arrivant au Xxeme. Cours centré sur le Xxeme, la littérature depuis 1980.
Exemple de lecture, de texte qui nous permettrons de nous repérer dans les magasins, bibliothèque, savoir quel auteur fais quoi dans la littérature d'aujourd'hui.
4eme semaine : étude d'un auteur, deux ou trois romans : analyse d'un auteur, son inscription dans une époque et enjeux de son esthétique.
Lire et acheté d'ici trois à quatre semaines : Emmanuel Carrère, auteur qui est a la fois exigent et très lisible. Auteur accessible malgré enjeux de son oeuvre. Auteur qui est passé d'abord dans un travail de critique cinématographique, La moustache adapté au cinéma. Rapport entre Littérature et cinéma.
Dans l'adversaire il va s'intéresser au fait divers.

Plan :
Parcours du Xxeme (1 s)
Réflexion sur la littérature contemporaine (2s)
Emmanuel Carrère (le reste)
adaptation d'un Roman dans un film. Qu'est ce qui change ?

Contrôle continu : 2 notes. En classe 3 devoir deux sur 10 et un sur 20. Le premier type de devoir : devoir de leçon, dix questions de cours à developper. 2eme : commentaire de texte déjà vue, introduction puis grand axe de lecture. 3eme devoir : 2h, question type dissertation et un texte non étudier.

Distribution de fascicule.

(le matricule des anges, interwiev d'Emmanuel Carrère dans une édition de 2007)



Un siècle de littérature



introduction : Beaucoup plus difficile de faire l'histoire du Xxeme que l'histoire des siècles précédents. Siècle qui nous semble le plus confus, pas encore tout les contraste. Histoire temporaire, mouvante.


I.De la décadence au modernisme 1900-1930

La fin du 19eme était marquer par le dépérissement de deux courant parallèle du naturalisme avec Zola et du symbolisme avec Mallarmé. Le début du XX s'ouvre donc sur un grand désir de renouveau. Et une éffervécence d'idée et de forme qui va se marquer dans tout les genres littéraires. En poésie ce désir va se manifesté dans les avant garde du début du siècle parmi eux : le surréalisme, le futurisme,... Cette effervécence de la poésie va être caractériser par une multiplication des manifeste des revue, des mots d'ordre notamment Le manifeste du surréalisme 1924. Concernant le théâtre : Paul Claudel va introduire dans le théâtre une tonalité merveilleuse et forgé une prose poétique. Enfin, dans le roman, vont se multiplié des expérimentations soit du coté du roman fleuve avec roger martin du Gard. Soit des expérimentations qui vont etre du coté du roman de la mémoire avec Proust A la recherche du temps perdu. Roman fleuve : addition de plusieur grand roman, histoire d'une famille. Roman de la mémoire, mi chemin entre fiction et texte autobiographique. Dans ce renouvellement de la littérature romanesque la plupart des romans mettent en scène des personnages qui sont en rupture de leur société, mal adapté, qui tente de s'inserrer dans les codes, ou dans les milieux sociaux. Les romans vont mettre l'accens sur le point de vue du personnage qui est un perso a la fois narrateur et acteur. Et on peut dire que ces romans ne nous raconte pas que les aventure d'un perso mais également la conscience que ces perso se font de ces aventures. Les historiens de l'art se sont dit que le roman transposait de manière littéraire l'invention du ciné et de la photo dans lesquel la question du point de vue est essentielle.
Cette periode n'est pas tout à fait continue. En effet la première guerre mondial va marqué un coup d'arret ou un ralentissement dans les recherche formel du début du Xxe. La 1WW va etre une prise de conscience des danger inérant à la modernité. Allience possible entre modernité et capacité de destruction (gaz) ralentissement de cette optimisme moderne.

Texte Louis ferdinant Celine, Voyage au bout de la nuit

Roman parut en 1932, va connaître un énorme succès et va avoir un retentissement considérable. Raisons ?

C'est un roman qui bouscule la langue écrite. Termes argots, expressions familières, roman dans lequel Céline introduit la langue orale dans un livre.
Ce roman est un roman qui va dire les souffrance de la première guerre mondial et du petit peuple en ayant comme sujet la vie des banlieues, le travail à la chaîne. Roman populaire également parce qu'il parle du peuple avec la langue du peuple.
On décrit souvent ce roman comme étant une Odyssé moderne : un parcours du monde connu, et le personnage Bardamu est une sorte d'équivalent d'Ulysse du début du 20eme confronté à tous les danger et les périls du monde du XX : guerre, colonisation, pauvreté, travail usine. En effet, le parcours de Bardamu est comme le parcours d'Ulysse : boucle. Il va revenir à son point de dépars après un long voyage (Afrique, Etats-Unis).
Roman comme un roman picaresque, raconte l'histoire d'un picaro : personnage marginal, roman construit sur une structure répétitive, décrit toujours le même épisode, le picaro essaie de s'intégrer dans un milieu, ça échoue et il doit partir, etc... La porté de ce roman : cartographie d'une société mais cartographie accompagné de critiques sociales. Puisque regard décalé sur les milieux.

Critique de la guerre et de son ami qui veut s'engager. Texte au début du livre.
Début du texte : raison pour l'engagement donc euphorie.
Ligne 18 : ralentissement, baisse de l'enthousiasme initial.

Engagement impulsif, capricieux, il s'git de rivaliser avec son ami. Pas de réel motivation idéologique, sorte de lutte et façon de se mettre en avant. Ligne 10 : se construire comme un spectacle : tout le monde le regarde. Agit de manière pueril : « c'est plus drole c'est tout à recommencer » comme un tour de manège. « j'y suis j'y reste ».

Critique sociale :
Le personnage est dénué de tout patriotisme, les personnages qui s'engagent ne le fait pas par conviction mais a cause du regard des autres.
Piège de l'armée, rituel du sacrifice. Ce que dénonce Céline c'est que les civiles sont bien heureux que d'autres se sacrifient pour eux. Il retourne chez eux des qu'il commence à pleuvoir.
Une référence légendaire, sous entendu. Construit autour de la figure du joeur de flute de Hamelin.
Ville infesté par les raits, joueur de flute qui pouvait charmé tout les êtres vivants. Joueurs jout de son instruments et les rats le suivent jusqu'à un ravin et le joueur ne sera pas payé et le joueur se fait suivre par tout les enfants de la flute jusqu'à une caverne loin du monde des adultes avide et cupide.

Dans le texte, indices :
Le colonel avec sa musique, sorte de guide qui entraîne.
La dernière phrase comme des rats.
Simultanéité entre la musique qui s'arrête et le questionnement « qu'est ce que je fais là ? » Musique : puissance d'aliénation.

Question de la musique lancinante dans toute l'oeuvre de Céline puisqu'il ne va pas cesser de montrer le caractère ambivalent de la musique : coté de l'enchantement : gai joyeux, mais aussi ce qui impose en nous un pouvoir, ce qui nous fait marché au pas. Céline montre qu'il y a un lien entre l'obéissance et l'audition.

II.Temps de l'engagement 1930-1960

Epoque qui va mettre l'accent sur la dimension éthique de la littérature. Sa dimension morale; époque durant laquelle l'écrivain va montrer toute son implication dans la société et va manifester une sorte de droit d'ingérence dans les débats des son époque. En effet, à partir des année 1930 commence à se laisser pressentir le risque de la deuxième guerre mondiale. Menace diffuses mais de plus en plus présente dans les année 1933.
De plus des ces années là et encore plus après la 2WW la société européenne va être confronté à la question de la décolonisation. Cad à une contestation radical de l'impérialisme occidental et mise en cause de l'humanisme universelle que l'Europe voulait propagé a travers le monde. Ce que soulève la décolonisation c'est que les bon sentiments de l'humanisme tel qu'on les croyait efficace et universelle son en fait dénoncé comme un moyen d'asservissement des autres civilisations.
Les grands auteurs qui vont mettre en avant la question de l'engagement c'est Sartre, Malraux La condition Humaine, ou encore Camus avec La Peste. La Peste : récit qui se passe à Oran en Algérie dans laquelle se déclare au début du Xxe une épidémie de peste. Deux camps vont surgir : ceux qui veulent résister, ceux qui préfèrent renoncé, partir ou baisser les bras. Ce texte est un récit allégorique qui derrière son histoire à un sens politique plus affirmer : description détourné de la question de la participation ou non au nazisme et de la collaboration au nazisme (la peste brune). Ces auteurs vont mettre l'accent sur la liberté individuelle, la liberté de s'opposer. Et vont faire parti des grands résistants durant le 2WW comme Paul Eluard, ou René Char sous le pseudonyme d'Alexandre.

III.Le temps des avant garde et crise des idéologies 1960 1980

Dès les années 60 commence à s'accentuer la crise des modèles occidentaux et s'accentue encore d'avantage la critique de l'humanisme déjà latente auparavant. Désir de renouveau, de sortir d'un monde figé (guerre froide) et aspiration à un renouvellement de la société qui va aboutir aux événement de 1968 et à la contestation des autorités.
Epoque marquer par le développement des sciences humaines, de la sociologie, de la linguistique, de l'ethnologie ou de l'histoire économique. Ces sciences humaines vont avoir pour effet paradoxalement d'effacer ou de critiquer la figure de l'homme. De montrer que l'homme est un effet produit par des déterminismes historique,s économiques, ... C'est ainsi que dans la conclusion Les mots et les choses, un de ces livres les plus important Michel Foucault pouvait écrire que la figure de l'homme n'est qu'un dessin sur le sable que les prochains siècles allaient effacer.
La littérature de ces années là revendique le nouveau. L'époque du nouveau roman, Michel Butor, Marguerite Duras. Epoque du nouveau théâtre, Ionesco, Beckett. Epoque de la nouvelle critique. Renouvelement de la littérature marqué par une idée d'avant garde, il ne faut pas répéter les esthétiques du passé, il y a une obligation d'innovation. Cela amène à une litt qui va contester les anciens critère de la litt, contestation de la notion de personnage, refus de la psychologie, mise en doute de tout récit : refus de raconter une histoire.
Le problème de cette littérature : litt expérimentale, litt de recherche. Qui aura pour conséquence d'être une littérature difficile d'accès, une litt qui demande un véritable travail, véritable participation de la part du lecteur et du spectateur. Ce qui va se produire à cette époque : coupure entre ces litt et le public qui va juger cette litt illisible, trop complexe. Et qui va aussi montrer que cette litt est menacer sans cesse par le fantasme du silence de la stérilité.


IV.Le post moderne (1980 à nos jours)

Cette époque hérite de la division du public. A notre époque : litt à deux vitesses. D'un coté une litt exigente, discrète, qui ne s'affiche pas et qui vend très peu. Et de l'autre coté une litt médiatisée, qui fonctionne par coût publicitaire et non pas sur la longue durée comme la première. Epoque qui reconduit la division entre un public curieux et cultivé et un public dont les goût sont modelés par les modes publicitaires.
Le mot post moderne va être défendu, théorisé par Jean François Lyotard dans un essaie de 1979 La condition post moderne, il nous dit que la représentation du temps comme étant un axe linéaire qui va vers un progrès est achevé, on y croit plus. On ne croit plus à une amélioration historique et on ne croit plus que le nouveau vaut mieux que le passé. Selon Lyotard, l'époque post moderne, se caractérise par deux éléments : le goût de l'histoire, goût hétéroclite et de l'autre coté une esthétique du recyclage.
En litt c'est à peut près la meme chose, litt qui va etre marquer par esthétique du recyclage et goût de l'histoire. Le roman qui incarne le mieux cela : Le nom de la rose, Umberto Eco. Roman qui se passe au MA dans une abbeye où il y a des meurtre mystérieux. Le héros : moine hors de l'abaye qui va se rendre compte : toujours même criminel. Langue violacé et index violacé : manuscrit empoisonner qui tut les moines.
Roman historique qui se passe au MA qui va utiliser des ref précise, passage en latin non traduit et avec une série de reflexion sur le nom MA.
Roman du recyclage, du clin d'oeil, roman qui va reprendre les code de la litt populaire policiaire. Avec toute une série de référence de clin d'oeil fait à cette litt d'enquette : Guillaume de Baskerville (Sherlock Holmes). Litt plus accecible que la litt d'autre fois.

Texte de Jean Echenoz : Les grandes blondes. Ce texte : enquête policiaire. Ancienne star de ciné disparu. Star a commis un meutre et essaie de rester inconnu. Détective doit retrouver cette star pour une soirée télévisuelle sur les grande blonde d'autre fois. Roman qui ne cesse d'etre écrit en parallele avec les grands films de Vertigo, Hitchcock. Certain passage sont presque des réécritures de Vertigo, Sueurs froides.

Tangy Viel, dont beaucoup de roman : question du cinéma. Notamment un roman Cinéma dans lequel un narrateur ne fait rien d'autre que de nous raconté le film Le Limier. L'oeuvre d'art la plus unique et essaie de nous en convaincre sauf que le Limier c'est un des films les plus complexe qui fait qu'on ne sais jamais quel est le dernier mot du films.

Texte de Julien Gracq, Le rivage des Syrtes,
Romancier née en 1910, Louis Poirier, pseudonyme de référence : Julien, Julien Sorel héros du Rouge et le Noir de Stendall, et référence au homme politique de l'antique, les Gracq. Double signes : désirs de romanesque (Julien Sorel) et austérité à l'antique. Raffinement stoïcien.
Romancier en marge des mouvement littéraire cependant il a été influencé en parti par le surréalisme et notamment par le goût du merveilleux et tu fantastique que l'on peut voir dans le surréalisme. Ecrivain qui va se montrer exigent envers la litt, texte très dur et de refuser le caractère commercial, refus du prix Goncourt en 1961 pour Le rivage des Syrtes.
Julien Gracq est géographe de formation et cela se recent dans son écriture : privilégie la description au détriment du récit. On peut même dire que dans ses romans c'est la géographie elle même qui nous raconte l'histoire. Ce goût se marque dans les titres : Au château d'argol, un balcon en foret, la route, etc...
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Calie
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:33

4 Février 2009

Julien Gracq : quelqu'un influencé par le surréalisme (Breton) et va publier des textes centré autour de la question de la géographie et du lieu : textes localisés, rêverie sur le paysage (voir ses titres). Question du récit devient alors secondaire. Lieu qui symbolise les épisodes de l'aventure.
Le rivage des Syrtes : 1951 : prix Goncourt refusé. Marge du caractère commercial et de ces prix. Roman qui ne se situe pas dans une histoire précise, ni dans un lieu réel : lieu et période imaginaire; Univers de complète fiction. Cependant ce livre va tenir de compte de la réalité du monde de cette époque là. Ce livre raconte une sorte d'opposition latente entre deux pays : Orsena (empire roman) Avec un personnage principal : Aldo, et d'un autre coté un royaume plus orientale, menaçant et lointain. Roman de l'attente. Le personnage principal est là pour surveiller des mouvements de troupes, sorte de témoin, de vigile, pour évité que la guerre ne se déclenche. Dans ce roman, pas ou très peu d'événement, pas d'aventure, de découverte. Le roman se termine par l'annonce de la guerre à venir. Mais on ne nous raconte rien de cette guerre.
Roman qui prend en compte la situation de l'époque. 1951 ça peut évoquer le situation de deux bloc opposer qui s'observe sans aller jusqu'à l'affrontement : guerre froide. Il s'agit de rendre compte de la tension palpable entre deux puissance militaire.

Texte : Julien Gracq, le Rivage des Syrtes.
Question de mort, de violence latente, d'explosion alors que c'est une description de personnage.
Parcours de la nature, goût de l'auteur pour la géographie, de la faune et de la flore, même un passage qui peu faire penser à un dictionnaire des plantes : ligne 9-10.
Style d'écriture très précieuse, vocabulaire élaboré : gigantomachie : combat de géant. Ecriture exigeante.

Trois pistes de lecture :

1.Un chasseur chassé

Le chasseur : ces ruines sont des ruines qui attire Aldo parce que c'est là où l'on peut faire de belles chasses. Désir premier : chasser du gibier. C'est un chasseur qui part. Il a l'art de la chasse : connaissance de la flore et des lieux, il est un déchiffreur de piste, des indices, à ce moment le chasseur ne chasse plus le gibier mais la ville elle même. Le chasseur suit sa proie. Or c'est un chasseur chassé : ligne 26 : magnétisme, il est attiré inconsciemment par la ville elle même.

2.Un rite initiatique

Rite d'initiation : on subit des épreuves pour devenir adulte (en quelque sorte le service militaire) On quitte sa famille enfant, on y revient adulte. C'est comme une nouvelle naissance. Il y a une mort et une renaissance. En quoi ce texte exprime ceci ? « bruit d'os » « désert, lugubre, terne, désolé » : lieu inhabité, déshérité like a no man's land. Il arrive à la ville et elle prolonge cette question de la mort avec la question de la vie. Voyage du coté de lugubre, il arrive à la ville ou on voit des éléments du côté de la vie. La ruine : mort, la flore, végétation : vitalité. « Tronc turgescent » Lieu ou la mort se concilie avec la vie.

3.Une merveille baroque

Caractère contrasté, oxymorique : la ville alliance entre deux réalité totalement opposer : mort, vie. Mouvement nature, ruine. L'inconstance : lieu en perpétuelle métamorphose, végétation luxuriante qui change sans cesse. On est aussi du coté d'épiphanie de la ville comme représentation après le levé de rideau.


Conclusion :

On voit dans ce texte que l'auteur est un héritier du surréalisme :
toujours à la recherche d'une réalité caché qu'il découvre grâce à des indices. Breton : surréalité : alliance des contraires.
L'Amour Fou, d'André Breton, trois définition du surréalisme : érotique voilé, magique circonstancielle, et enfin l'explosante fixe. Cette dernière est illustré par le texte : ralenti de déflagration et instantané de tremblement de terre.
Ce qu'il nous raconte c'est la recherche du surréalisme, et son projet esthétique.




Séance 2 :

La Littérature Contemporaine



La littérature contemporaine : depuis les année 1980. A cette époque, commence à reculer les avant gardes des décennies précédentes, commence à reculer le soupçon que l'on avait jeté sur le roman, l'autobiographie, qui avait conduit parfois jusqu'au silence ou écrits illisibles. Avec ses années 80 resurgi une littérature plus lisible, plus ludique, mais qui est une littérature avec une grande exigence critique. En effet, littérature qui ne renonce pas au soupçon des avant garde mais qui l'a assimilé et dépassé.

I.Les renouvellements de l'autobiographie

Il faut souligné d'abord que les années 60 70 on été des années de contestation de ce que l'on appelle le sujet, la figure de l'auteur, et mise en cause de la figure de l'homme. En effet, pour ces années, l'écrivain n'est pas le propriétaire de son oeuvre. On ne considère pas que l'écrivain soit le détenteur du sens de ce qu'il dit. Pour quelle raisons ? D'abord parce que époque ou se développe la sociologie (mise en évidence des déterminisme extérieure) et d'autre part à cause du développement de la psychanalyse : déterminisme intérieure. Ces années furent des années ou l'autobiographie à été très limitées en nombre. Elle va réapparaître dans les années 80 mais de manière différente. En effet; l'autobiographie va alors intégré la fiction dans son écriture.
Autobiographie : fondée sur un pacte autobiographique, c'est à dire que l'auteur face la promesse textuel que ce qu'il dit est vrai et que les éléments raconté sont réel. Cependant dans ces années là on commence à considérer qu'à cause de l'inconscient on arrive jamais à se considérer pleinement : on a toujours que des fictions de soi même. C'est à dire que l'autobiographie de ces années va souvent contester la séparation entre réel et fiction, entre véracité et mensonge.
Jacques Lacan : Tout sujet s'appréhende dans un ligne de fiction : parler de soi c'est toujours inventer de soi quelque chose d'imaginaire : perception incomplète, toujours un peu fantastique.

Texte Roland Barthes, Roland Barthes par Roland Barthes
Publié fin année 70, texte particulier, publier dans une collection : les écrivains par eux-mêmes. Collection comme des profil sur les écrivain. Or, là c'est lui qui fait le texte sur lui même, et non plus des critiques d'autres critiques. Effet particulier : dédoublement. Car Roland est a la fois l'auteur et le sujet du texte. Texte dans lequel il va osciller entre plusieurs pronom personnel : je, il RB. Morcellement de l'identité. Collection des écrivains déjà mort. Donc Roland s'analyse comme étant déjà mort : mélancolie de lui même, étrangeté de lui même.
La composition du texte : texte assez court, deux très court paragraphe. Texte qui est du coté du fragmentaire et les fragment sont enchaîné les un derrière les autre selon l'ordre alphabétique de leur titre. Tourne le dos a la chronologie. Tourne le dos aussi à la cohérence, au lien, au sens. Plus de logique de la signification. L'ordre alphabétique : logique sans sens, arbitraire.

Trois points :
Impression de simplicité, notation concrète du réel, côté du quotidien. Sorte d'autoportrait qui ressemble au portrait chinois. Opposition, j'aime je n'aime pas. Il y a un apparent désordre, cependant de temps en temps il y a des effets thématique, thème nourriture, artistes. Mais il va casser ses effets de regroupements. Effet de désorganisation, d'absence de logique.
Il ne s'agit pas de déchiffrer ou de trouver une cohérence de sa personnalité, on est du coté de l'éparpillement, de l'émiettement. Enigme corporelle, écume anarchique. Il fait l'anatomie de son corps. Il s'agit de dire la différence singulière de son corps.
texte qui réfléchi au rapport avec son lecteur. Quel rapport du lecteur à un texte comme celui là ? Rapport soit d'agacement soit d'acceptation, libéral. On l'accepte ou on le refuse. Il nous décrit le rapport du lecteur et de l'auteur comme un rapport amoureux, mais il nous le décrit aussi comme une petite fable à travers la mouche. La mouche représente la mouche. Autoportrait de l'auteur en mouche. Rapport épidermique, comme la plupart des rapports humains.



L'écrivain qui fait retour, c'est souvent un écrivain dont l'identité est incertaine et menacée. Pas une écriture de moi triomphant comme au temps du romantisme comme chez Chateaubriand. C'est une autobiographie du coté d'une inquiétude, rapport énigmatique que l'on à avec soi même. Donc pour se déchiffrer lui même, l'écrivain va employer le détour de certaine science, de certain savoir :
Ernaux va utiliser la sociologie
Bergounioux : anthropologie.
Rouaud : histoire (archivage, témoignages, parallèle de sa petite histoire et de la grande histoire
L'enquête l'emporte sur le récit. Dans cette enquête ces auteurs vont privilégié des détails à étudier, des petits objets du quotidien (vieille photo, relique familiale, mot propre à ses parents).
On peut dire que ce sont des auteur qui cherchent l'intime dans les objets du quotidien, expérience du détour. Tentation de la littérature contemporaine, goût pour le petit, minuscule, infime. ce goût est l'indice d'une société qui ne croit plus aux grandes idéologies de masse, au grand systèmes philosophique.
Enfin, s'ils se livrent à ces enquête c'est parce qu'ils ont l'impression que leur passer leur à été dérobé. Il y a l'idée, la hantise d'un oublie, d'une perte de mémoire. En effet, notre société est tellement dans un culte du présent qu'elle est souvent amnésique envers les grands moments de l'histoire. Notre société ne fait plus transmission. Donc ces écrivains vont à contre courant de notre société du présent, en essayant de renouer les fils déchiré de la mémoire.

Texte d'Annie Ernaux, La place
Son premier texte autobiographie publie en 1983. Succès pour Les années, autobiographie de l'époque à travers les objets. Ce texte va s'articuler avec un autre texte : Une Femme, en effet, la place sorte de texte à la fois autobiographique et biographie de la figure paternelle qui vient de mourir. Une femme : tombeau figure maternelle. L'écrivain se décrit comme étant un témoin : sociologue. Annie Ernaux essaye de dépasser le restitution uniquement autobiographique pour dire un état de la société, pour dire des règles sociales qui lui ont té imposer à elle et à ses parents. Texte où elle cherche une distance par rapport à elle même : par rapport à sa langue, mais aussi par rapport à ses parents. Cependant, dans ce soucis de vérité, elle manifeste un véritable soupçon envers la littérature et envers le roman qu'elle accuse d'être bien souvent mensongé : texte qui joue sur le plaisir esthétique alors que là on travail sur le savoir. Elle se refuse tout les effets de style du roman. Texte nourrit de sociologie, pour La Place elle voulait l'appeler Elément pour une ethnologie familiale. Ecriture influencer par Pierre Bourdieu, Les héritiers. Pour Bourdieu, on transmet un héritage symbolique : savoir, connaissance, façon de parler. Il y a un déterminisme intellectuelle qui s'opère au sein de la famille. Si la société bien faite : déterminisme : pas beaucoup de poids. Sauf que la société est une société qui est du coté d'un immobilisme social et qui empêche ceux qui sont issue de milieu populaire à accéder au milieu plus élevé.
Annie Ernaux : fille de petit commerçant de province, gens du petit peuple. Elle va faire des études de lettre avec une situation contradictoire, on effet elle va avoir l'impression d'une éloignement par rapport à son milieu social > expérience d'une trahison sociale.

Trois points :
Très grandes simplicité dans l'écriture : écriture plate, sans effet de style, énonciation neutre et blanche, comme un constat, avec une sorte d'absence de lien entre les phrase : juxtaposition de petites notations. Pas la platitude de la parole orale, mais une façon d'écrire comme une cas clinique, avec euphémisme, litote généralisé.
Sociologie du langage : texte entourée par des paroles étrangère, paroles qu'elle restitue. Texte comme une chambre d'échos des paroles de l'époques. Les types de parole : d'un côté il y a celle qu'elle est en train de venir : acquisition d'une distance par rapport à son milieu familiale, avec des jugements sur son milieu : pequenot, cucul, préjugés, qui est une façon de s'approprier les langages du milieu vers lequel elle va. Ce sont aussi les mot de son père (entre guillemet) elle utilise les paroles pour restituer une mentalité générale, parole : indice d'un milieu. Il s'agit de déchiffrer les paroles : dernières phrases, travail : manuel. Dans ce milieu là : sacralisation du savoir et dévalorisation de l'improductivité du savoir. Puis elle déchiffre une sorte d'inconscient sociale « s'en sorte pas » : trahison de son milieu familiale. Jalousie par rapport à la situation des enfants.
Récit d'apprentissage et de dés-apprentissage : Apprentissage : culture populaire à un culture élitiste, érudite. Il y a une sorte de trajet vers une culture académique. Cependant, ce trajet se fait au prix d'une certaine séparation, au prix d'un dés-apprentissage des liens familiaux. Sentiment occasionné : honte, géographie : chambre, apparence physique : visage fermé. Elle se ferme à ses parents.
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Calie
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:35

11 Février 2009

II.La présence de l'altérité

La littérature contemporaine est une littérature dans laquelle l'individu ne se conçoit plus comme autonome, il connaît la par des déterminisme sociaux, et des déterminisme familiaux. C'est ce qui va donner l'occasion de très nombreux textes qu'on peut appeler des récits de filiation. Ce sont des récit d'héritage, des récits dans lesquelles l'individu ausculte en lui même la part qui lui vient de ses parents. Ce sont donc des récits à mi chemin entre autobiographie et biographie des parents. On peut dire que ce sont des textes qui répondent à la question dit moi d'où tu viens je te dirais qui tu es, mise en évidence de déterminisme généalogique et qui sont fondé sur l'idée selon laquelle pour se comprendre soi même il faut comprendre son ascendance ou ses proches. Pensée de soi même au détour des autres, il faut écrire leur biographie pour se comprendre soi même. Ce sont souvent aussi des récits de deuil, texte ou le narrateur rend hommage aux membres de sa famille, il s'agit donc de constituer une sorte de tombeau de mot. En effet l'écrivain se sent en dette envers ceux qui l'on précédé, l'écriture est là pour racheter les dettes et pour résoudre les existences souvent sacrifiés des membres de sa famille.
Exemple : Vie minuscule, Pierre Michon.
Pierre Bergounioux, L'orphelin
Jean Rouaud, Les champs d'honneur
Le point commun du 2 et du 3 il s'agit de réinscrire les petites histoire individuelle dans la grande histoire : comment les guerres on amoindri les existences de la famille. L'orphelin : père de l'autre qui est orphelin a cause de la guerre. Le père est dans l'incapacité à sortir de sa mélancolie et donc difficulté a construire une famille. Les Champs d'honneur : décrit la vie de petit personnage de province, la formule est donc ironique, il raconte la vie de petit personnage comme on aurait pu raconté la vie de héros mort au champs d'honneur

Sur les fictions biographiques. Souvent des brefs récits biographique, consacré à un artiste du passé, dans lequel la réalité des événements est le prétexte à une rêverie. L'expression est contradictoire : fiction biographique : idée paradoxale que pour dire quelqu'un le mieux c'est d'en rêver l'existence. Ces fictions procèdent d'un changement dans la description, dans la façon d'évoquer un individu, en effet ce sont des biographies brèves, il ne s'agit pas pour les écrivain de dire la totalité d'une existence depuis naissance jusqu'à la mort. Texte qui se refusent à être dans la totalité, dans l'exhaustivité. Textes qui ont choisi le détail comme objet central. Il ne s'agit donc pas d'évoquer les grands moments d'une existence mais des anecdote singulière, des détails insolites, c'est à dire évoquer des personnage illustre à partir de ce qu'on l'on n'en savait pas, de ce que l'on ignorait. Ecriture qui fonctionne à partir de renseignement marginaux. Ce type est très présent dans les année 80 mais s'inscrit à la suite d'un écrivain : Marcel Schwob : Vies imaginaires, dans ce texte il explique qu'il s'intéresse autant au épisode ignoré qu'au épisode illustre et qu'il s'intéresse autant aux criminelle et au raté qu'au grand artiste et homme politique. Il délaisse les hommes illustre pour s'intéresser au vie d'homme ordinaire.
Ses fictions sont souvent recueilli dans une collection : L'un et l'autre, de Gallimard. Le biographe et son modèle : et ou est ? Hésitation qui montre la marque d'empathie que l'on peu avoir pour celui dont on parle. Refus d'une biographie objective : place pour l'invention imaginaire. On trouve des biographie d'un chien, des textes à Rimbaud, à Baudelaire.
Texte de Vincent Delacroix : Tombeau d'Achille mise en évidence d'une Colère (d'Achille) et les caprices d'enfants.
Pierre Michon Vie minuscule : Vie d'André Dufourneau, Nous sommes en 1984, premier texte de l'auteur il a quasiment 40 ans. Pierre a un défaut : il est né dans la creuse : trou du cul de la France, lieu éloigné des symboles du savoir et des vies culturelles. Pierre à eu le sentiment d'être dépossédé d'une culture et de la maîtrise d'un langage : la langage savant, littéraire, d'une maîtrise culturelle. Ce qu'il va souligné c'est que la langue française aura été pour lui comme une sorte de langue étrangère : langue interdite. Comme il le dit dans un entretien : il était une sorte de métèque de l'intérieure. Epoque qui est entrain de basculer dans ce qu'on l'on appelle la micro histoire : c'est une tradition historique qui considère que l'histoire ne doit pas être seulement l'histoire des grands hommes, elle doit s'intéresser au anonyme, au petit gens. C'est ainsi que Ginsburg et Corbin se lancent dans l'écriture de texte historique ou il s'agit de faire vivre par exemple un paysans du moyen âge et non plus Saint Louis ou Napoléon. Donc pas de traces, pas d'archives ni de témoignages, les historiens savent la part de l'imaginaire dans la restitution historique. En parallèle, Foucault publie : Vie des hommes infâmes, Fama : réputation : fameux. Vie des hommes infâmes : hommes qui n'ont pas eu de réputation, des hommes anonymes. Ce texte est une préface à ce qui devait être des texte d'archive judiciaire : compte rendu de tribunaux ou il été accusé ou plaignant : homme qui ont eu affaire avec un langage qu'ils ne maîtrisaient pas car codé, difficile. Texte qui joue sur le contraste entre ses personnages évoquer et le langage judiciaire : extrêmement théâtralisé, et un langage pompeux. L'écriture de Vie minuscule : influencé par le texte de Michel Foucault. Le titre même : vie brève (petite taille des textes) mais aussi d'être minuscule.
Texte : début du tout premier texte : incipit, la toute première vie.
Premier paragraphe : il se pose des questions sur sa généalogie. Il cherche des personnages romanesques, des marins, aventuriers, poètes marginaux. Ces questions sous entendent qu'il n'en a pas : il ne trouve pas d'objet susceptible de nourrir son récit.
Deuxième paragraphe : deux temps. Au début : portrait de la Creuse : description négative, description en négatif (photographie) on décrit la province par ce qu'elle n'est pas. La Creuse : équivalent du lieu anti romanesque : contraire de l'île mystérieuse, contraire des grandes traversé évoqué dans le premier paragraphe. Puis dans la deuxième partie : deux personnages vont être évoqué. Ce sont des événements brèves et quasi universelle : rêver, travailler, aimer, souffrir, mourir. Sorte d'épure biographie : biographie en résumé. La tonalité est pathétique de ses vies qui se réduisent à peu de choses. Et qui finalement n'ont pas bougé de ses arbres. Vies restreintes. Personnages qui sont pour lui éloigné, il les connaît à travers des intermédiaires. Il ne cesse de marquer la difficulté de cette évocation biographique. Il se trompe peut être. Ecriture du doute, scrupuleuse.
Troisième paragraphe : premier contraste : paragraphe précédent : générale, universelle (infinitif des verbe) alors qu'ici il détaille : date précise, le lieu, précision sensorielle : paysage est décrit, précision vestimentaire. Le monde prend une consistance sensible. Puis on a le nom. Ce n'est plus générale, c'est beaucoup plus précis. Opposition temporelle : même époque que les deux hommes qu'il évoque. Paragraphe très affirmatif. Le temps employé : présent de narration ; façon de revivre ce qui est du passé. Il le revit comme s'il le voyait, comme s'il l'avait sous les yeux. Pourtant il ne peut pas s'en souvenir. On a une sorte de fabulation, d'imaginaire. Le narrateur réinvente ce qui s'est passé. Il laisse tombé les doutes et redonne à sentir toute les sensation de ce passé d'il y a 40 ans pour lui. Il y a une sorte de rencontre amoureuse, presque érotique. Coup de théâtre avec la nomination du personnage : il a trouvé son personnage romanesque.
Le style : écriture très littéraire : anti thèse, rythme ternaire, adverbe, passé simple. Lieu de revanche sur son statut social. Texte développé, précieux. Pour leur donner de l'importance, il s'agit par la langue même de mettre sur le même plan les illustre et les minuscules. Il s'agit de pouvoir racheter l'anonymat de ces personnages.

III. Dire le réel sans réalisme

La littérature des année 80 a pris conscience dans impasse de l'écriture naturalisme et réalisme du XIX. Ecriture qui objective le monde et les êtres humains. Littérature qui réduisait les individus à des déterminisme, qui transformait l'homme en objet d'expérimentation. Les écrivains contemporains vont changé de perspective en essayant de dire non pas le réel mais l'effet produit par le réel sur les hommes. Dire les souffrances occasionnées mais en faisant toujours des hommes des témoins de ce qu'ils vivent. Chez Zola ou Balzac la description ce fait du point de vue d'un narrateur omniscient. Dans les récits de la littérature contemporaine : les personnages raconte leur propre histoire, un roman qui multiplie les voix, les narrateur, les petits récits. Exemple : Mauvignier : Dans la foule, tragédie du stade : ce sont les personnages qui racontent. Les personnages n'ont pas de perception complète de leur situation, ils ont un rapport fragmentaire, partiel à la réalité, ils ne savent pas tout. Ces récits chercher à dire la réalité comme elle est vécu subjectivement et non la réalité objectivement.

Il s'agit de se consacrer à des lieu déshérité, abandonné : usine désaffecté, sorte de mélancolie envers ses lieux, mais il s'agit de lire la façon dont on traite ses lieux comme l'indice de la façon de la façon dont on traite ceux qui ont travailler à l'intérieure. De nombreux textes vont s'intéresser à la cause ouvrière, quel violence, exploitation à subi ce milieu. Exemple : Jean Paul Goux : Mémoire de l'enclave : texte ou le narrateur prend une position de sociologue. Il enquête dans les usine de Peugeot de l'est de la France. Il va faire des récits de vie. Le livre va être construit en faisant alterner ces récits de vie et d'autre part les discours patronaux. Contraste entre la violence subi et bonne conscience du discours patronale.

Ecriture du fait divers. Ils s'emparent des fait divers de l'actualité, les écrivains s'emparent de ces moments ou la société disfonctionne, ou elle connaît des ratés. Et cette littérature prend le fait divers comme un indice ou un symptôme d'une crise social plus importante, d'une société en crise. Il ne s'agit pas de suscité une curiosité malsaine, mais prisme a travers lequel on se livre à une analyse de la société. De plus cette écriture fonctionne souvent en contraste avec l'écriture journalistique. Elle utilise les journaux pour archive en essayant de dire ce que les journaux ne dise pas. En essayant de montrer le non dit du discours médiatiques.
Cette écriture est souvent prise à partie, souvent accusé parce qu'il touche au réel. C'est le cas François Bon qui a fait des livres sur l'usine : Daewoo : chronique de la mort d'une usine : cause politique et économique. On porte accusation sur la société, et forcément, la littérature devient mise en procès, accusé.


IV.Les recyclages du roman policier

Le roman policier s'inscrit dans cette esthétique post moderne du recyclage, on réemplois des outils des mots, des mots des intrigues déjà utilisé. Mais ensuite parce cette littérature ne va pas cesser de se diffuser dans toute les autres forme littéraire. En effet la figure de l'enquêteur : essentiel dans la littérature contemporaine.

Pourquoi recyclage ? parce que la littérature policière privilégie les marges de la société. Littérature qui a fait sont lieu des poubelles et des déchets de l'histoire. Roman qui est le grand lieu de la littérature engagé (très à gauche) or il s'agit de montrer que l'histoire tel qu'on nous la raconte est une histoire manipulée, une sorte de fiction ou de mythe imposé par l'Etat. Roman policier qui s'ingénue à désécrire l'histoire officiel, d'aller a rebours de l'histoire officielle. En prenant pour objet privilégier ce qu'elle a négligé : personnage marginaux, déchets, être dont personne ne se soucis.

Roman policier sans illusion, les personnages principaux sont hard-boiled : en effet les enquêteur sont souvent eux même des marginaux, des personnages déçus par la société, et des personnages qui sont a la fois pessimiste et qui se sentent impuissant. En effet, ses enquêteur on le sentiment que la résolution de l'énigme ne fera pas triomphé la justice mais les puissants. Ceux qui vont résoudre le crimes vont se dire qu'il ne vont être que l'outil de l'Etat et qu'il ne rende pas la justice : manipulé. En trouvant la crime il ne font que soigné un symptôme mais pas les sources réel des crimes : inégalité, mensonge d'Etat, abus idéologique. Romancier policier : Manchette, Didier Daeninckx, Fred Vargas.

Fred Vargas à été adapté au cinéma : Par vite et reviens tard. En téléfilm : Sous les vent de Neptune. Emmanuel Carrère : adapté le roman en scénario.
Fred : pas sont vrai nom, mais elle le garde pour son travail : Archéozoologue. Il y a une contamination entre son métier et ses romans. L'histoire a une place central dans ses romans. Parce que les prétexte de ses romans ;: souvent historique notamment Par vite et reviens tard : retour de la peste. Or elle est spécialiste de la peste : L'homme le rat et la puce. Par vite et reviens tard : traduction d'une citation grec. Certain de ses enquêteur sont eux même des historiens ; les évangélistes. Il travail sur trois périodes différente préhistoire, moyenne âge, 1WW. Ces historien pensent comme les hommes qu'ils étudient. Elle montre les différente façon de penser selon les époques.
Ses romans développent une sorte de poésie urbaine, un bout de Paris un peu marginal. Personnage simplet, clochard, vielle dame folle. Ecriture du dialogue très vif et extrêmement absurde, qui fonctionnent beaucoup par image.
Oeuvre qui tourne le dos au rationalisme. Le modèle même de l'enquêteur : scientifique : Sherlock Holmes. Chez Vargas : Adamsberg : personnage du coté de l'intuition et non pas du raisonnement.
Texte Pars vite et reviens tard : Joss : ancien marin, arrière petit fils de marin breton qui a échoué à Paris. Fait un peu de prison. Il va devenir crieur public : il met une boite ou l'on met des mots qu'il lit tout les jours.
Première idée : épopée de l'ordinaire. Récit oral : récit qui rassemble autour de lui une communauté, on peut donc dire que Joss est un peu l'aède contemporain qui rassemble autour de lui une foule. On le sent dans la tonalité du texte : langage employé : vulgaire, familier, ou argot : crouille : raciste pour dire les beurres. Liberté syntaxique. Phénomène d'inversion sujet, les reprises « Il voyait juste, l'ancêtre».
Epopée aussi façon de donner une grandeur, de l'ampleur aux événements. Majuscule pour le Crieur : comme un dieu mythologie. La boite : équivalent d'un navire avec un nom, et enfin dans le ton même du langage : langue très ample qui fonctionne beaucoup sur l'accumulation comme dans l'épopée.
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:36

18 Février 2009

Date des contrôles continus :

18 Mars : devoir de 40 minutes, feuille de dix questions de cours, de savoir : deux questions sur la moustache. Sur 10
1 Avril : 1 heure : texte à commenté, texte que l'on aura déjà vue ou proche. Auteur que l'on aura déjà vue en classe, en proposant des axes de lecture. Sur 10
6 Mai : devoir de 2 heures qui comportera deux questions, texte que l'on a pas vue (Emmanuel Carrère). Sur 20


Extrait de Fred Vargas : Part vite et reviens tard

Le poids des mots, l'économie de la parole
C'est la parole qui est objet central du texte. Tellement central qu'elle est personnifier : doué de conscience, d'une volonté propre. texte qui fonctionne a travers des métaphores. L'idée d'une sorte d'équilibre à trouvé entre l'intérieure et l'extérieure. En essayant de faire en sorte que les mots ne soient pas emmagasiné à l'intérieure de chacun et qu'ils puissent s'exprimer. Libérer la parole : façon de créer un lien social, une paix social. Sauf que la parole qui est lu à la fin : parole d'un criminel : parole qui va introduire un désordre social.

La vidange et la purgation
Rôle de ce crieur : vidange la boite des mots.
Purgation : catharsis : se purgé des passions, des sentiments mauvais qu'on a l'intérieure de soi. On peut dire que ce que fait Joss : équivalent d'une tragédie classique.
Mise en abîme : met en scène quelqu'un qui purge, roman policier nous purge de nos mauvais sentiments en manifestant une violence sociale.


V.L'inquiétude des savoir

1.Une réhistoricisation de la culture
Il s'agit de souligner que l'histoire redevient à la fin du XX une perspective de lecture de la société et de la culture. En effet, ces années 80 : fin des avant-gardes, fin des mythes du futur ou d'une croyance en un avenir radieux, meilleur. Du coup, on s'intéresse à nouveau au passé, et à notre héritage historique. La littérature va s'approprier à nouveau cet héritage du passé, va en faire sa matière dans de très nombreux romans historiques.

2.Un travail de mémoire
Expression qui s'oppose au «devoir de mémoire» : mémoire qui nous est imposé. Une mémoire qui nous vient de l'extérieure, de l'état à laquelle on doit se plier. Au contraire, les écrivains d'aujourd'hui procède plutôt d'un travail de mémoire, d'une lecture critique et vigilante de la mémoire imposé par l'extérieure (mémoire historique). Il s'agit donc pour eux de montrer que l'histoire qu'on nous impose est une construction, une fiction qu'il s'agit de déconstruire. Ces écrivains nous propose l'envers de l'histoire, les pages secrètes de l'histoire, les coulisses.
Exemple : Didier Daeninckx : auteur de roman policier. Le der des der, roman qui prend comme objet les fusillés de la 1WW. En 1917 : révoltes, insoumission des soldats suite aux conditions, à la durée de la guerre, que l'on matte dans le sang : fusillé. Deux logiques contradictoire : logique d'état + conditions déplorables. Ces fusillés : traitent. Ce que montre l'auteur c'est que ce sont des crimes.
Deuxième exemple : Cannibale, histoire de quelques indigènes d'Afrique et de leur sort. Roman qui s'appuie sur des archives. Indigène vont être montré dans des musées de l'homme, dans des cages. Les visiteurs venaient les voir. Ils vont être vendu, échangé contre des crocodiles. Cannibale : société européenne qui mange les hommes, qui les mène à la mort.

3.Une archéologie des savoir
Dans ce désir envers le passé, il y a chez certains écrivains l'idée de retourner aux sources même de notre civilisation, d'interroger les fondements même de notre société. Sauf qu'il s'agit moins de consolider que d'en proposer des fondements alternatifs. Pascal Quignard : monde Grec va domestiquer l'homme, le monde Roman : sauvagerie de l'homme. Pierre Senges, roman : fiction encyclopédique, sorte de savoir fictif, décalage dans les savoir.
La réfutation majeur, Senges imagine qu'il a retrouver un manuscrit d'une jésuites du XVI qui livre une dissertation dans lequel le jésuite multiplie les arguments pour montrer que l'Amérique n'existe pas : façon de réclamer de l'or. Aussi un discours politique sur nous : monde sans les états unis ?




Troisième séance :

Présentation d'Emmanuel Carrère


I.Quelques éléments biographiques

Né en 57, il est le fils d'une historienne et académicienne originaire de Russie. Il a baigné dans un milieu cultiver, lettré et va commencer ses études à science po pour devenir journaliste. Mais avant de rentrer dans la vie active il va connaître le désir d'exotisme, désir de changer de vie en partant en Indonésie pour devenir vendeur de maillot de bain. Il retourne à Paris parce que sa petite amie l'a quitté et commence sa vie active.

De 81 à 83 il écrit qui se déroule en Indonésie : l'amie du jaguar, il va s'essayer au métier de journaliste : critique cinématographique. Dans Positif et Télérama, dans ce contexte, il va écrire un livre au cinéaste allemand : Werner Herzog, publié en 83.

En 85, influencer par la littérature fantastique et de science fiction il commence à rédiger La Moustache publié en 86 : vrai succès critique et de vente. Il est fasciné par une romancier Philippe K. Dick : donne naissance à deux livres : essaie littéraire : uchronie : réécrire l'histoire en changeant un événement : le détroit de bering. Deuxième livre : biographie intitulé : Je suis vivant et vous êtes mort publié en 93.

Au moment ou il termine sa biographie que Carrère entant parler de l'affaire Roman, il va essayé a tout pris de couvrir cette affaire en devenant chroniqueur judiciaire : Nouvelle Observateur, pour pouvoir en faire un livre. Mais écriture problématique : 7 ans d'écriture : l'adversaire : 2000. Pendant un moment où le récit n'avance pas qu'il va écrire La classe de neige, ce roman c'est un peu une transposition de l'affaire Jean Claude Roman.

Il travail aussi comme scénariste.
En 2000 il passe pour la première fois derrière la caméra : cours reportage pour Envoyé Spécial. Motif : en 2000 : dans les prisons russes : soldat hongrois qui est resté 50 ans en prison. Quelques années après : 2002 Carrère va retourner dans la ville pour filmer un documentaire sur la ville (Kotelnich) documentaire : prix de la critique au festival de Venise.

En 2005 il prend la caméra désirant réalisé un film et va désirer adapter La Moustache.


II.Les influences d'Emmanuel Carrère

1.Philip K. Dick
Adaptation : Blade Runer, Minority Report, etc... C'est un auteur qui n'a pas un imaginaire, ni sa création de monde : il se concentre sur des moments ou le quotidien connaît des dérapage ou des éraflure, qui introduit de l'insolite, de l'étonnant. Dans ses romans, un détail permet de mettre en cause la représentation que l'on a du monde. Or, il va y avoir deux clans : le héros qui s'en aperçoit et le reste de la société pour qui tout est dans le meilleur des mondes. Le héros aura une conscience lucide des disfonctionnement de la société. Et qui va avoir une situation marginal : ce héros contexte le monde qu'il a devant lui, ce sont des sortes de récits paranoïaques. Quelqu'un qui croit être le seul à détenir la vérité du monde. Exemple : Ubik, le personnage se rend compte qu'il a des impressions de déjà vue, etc... Il n'est pas un homme sur la terre mais qu'il est dans une sorte de cocon, le monde : produit d'un ordinateur. Le personnage va être paranoïaque : il va multiplier les arguments. On a donc chez Dick l'idée que la réalité est l'effet d'un consensus : croyance communément partager par la société. Réalité : ce en quoi on croit. Le personnage va contre cette réalité consensuel au risque d'y perdre son identité. Personnages amnésiques, au bord de la folie.

2.H. P. Lovecraft
1890-1937, nouvelliste, nouvelle effrayante qui joue sur l'angoisse et la crainte de l'horreur. C'est de la littérature fantastique. De nouvel en nouvel, il construit une mythologie : monde habité par des dieux, les mythes de Chtulu, récit qui ont une certaine cohérence les uns envers les autres. Deux caractéristiques : récit qui est une récit de la suggestion, on dit l'angoisse, on dit la peur, mais on ne dit pas la cause. Il fait naître en nous le sentiment d'une «inquiétante étrangeté» (Freud), signifie que les créatures monstrueuses ne sont que l'extériorisation d'un mal intérieure au héros. Ce récit : confrontation à soi-même.

3.R. Matheson
Nouvelliste célèbre pour son art de la chute, du renversement terminale. Qui change en fin de nouvelle tout ce que l'on pouvait pensé de la nouvelle. L'une de ses nouvelles : Je suis une légende, quelqu'un pourchasser par la planète : être différent des autres. Les autres : normalité. A la fin du récit on se rend compte que ce sont des vampires.
Les récits mettent en scène un individu confronté à la planète entière, récit d'un personnage isolé qui sombre parfois dans la folie. Au moment ou Carrère publie la Moustache il indique que c'est un véritable pastiche de Matheson.


III.Quelques thèmes abordés dans son oeuvre

1.La focalisation interne
> décrire depuis le point de vue du héros, depuis sa perception. Deux intérêts : un procédé qui favorise l'identification au personnage en ne nous donnant que ce que sait le héros. La moustache : au creux des interrogations du héros.
Peut on se mettre à la place de n'importe qui ? Difficulté en écrivant l'Adversaire. Est ce qu'écrire depuis le point de vue de quelqu'un de vrai ce n'est pas lui voler sa vie ?
2.Le thème de la bifurcation
Ses récits commencent par un détail anecdotique qui fait dévier le réel de ses habitudes. A partir de ça, tout le réel disfonctionne. D'une certaine façon ces romans souligne le fait que notre vie est ponctué d'événement habituel, routinier, régulier, qui permettent de pacifier le monde, d'avoir des assises ou des repères. A partir du moment où un de ces repères manques, toute l'étrangeté de l'existence qui rejailli.

3.La solitude des personnages
Solitude qui est l'emblème, le symbole de notre société moderne : individualiste, dans laquelle les liens familiaux se sont distendus, éloignés. Les personnages vont être à la dérivent par rapport à leur milieu familial, social. Personnages qui vivent en marge : Hors d'atteinte. Personnage toujours un peu hors d'atteinte.

4.La question du secret
Les personnages sont solitaires parce qu'ils ont un savoir, une connaissance, une identité qui est secrète, caché, dissimulé, ils vont multiplier les mensonges, les dissimulations pour revêtir se secret pour le soustraire aux autres. Nicolas : mensonge qui vont inventer une vie fabuleuse à son père.

5.Le familier et l'étranger
Freud écrit par l'inquiétante étrangeté qu'on aurait du traduire par l'étrangeté du familier, texte ou Freud analyse les récits fantastiques : qu'est ce qui nous angoisse. Sa réponse : il y a de l'angoisse dans un récit fantastique lorsque ce qui nous parait le plus banal, le plus familier devient étrange, devient inquiétant. Exemple : Moustache : se raser la moustache c'est perdre son identité. Dans l'adversaire : le bon mari se transforme en assassin qui tue femme enfant et parent.




Quatrième séance :


Le réalisme fantastique dans la Moustache



Formule contradictoire : elle est du côté du quotidien, d'une description véridique du monde, du coté du petit détail. Le fantastique : coté d'un imaginaire qui vient inquiété le réel. Du côté du fantasme, de l'illusion. Cependant, il existe quelques écrivains qui ont su concilier ces deux aspects de l'écriture : La peau de Chagrin : Balzac. Mauppassant : Le Horla, Kafka.

Un rite identitaire :
Texte qui donne une sorte d'emplois du temps quotidien du personnage. On fixe des repères. Rite : religieux : « Monde spirituel, méditation zen ». Le rite a une fonction : fixer, de trouver des repère, de donner une stabilité : équilibre de la journée. Moment de retrait social : travail de connaissance de soi.
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:37

4 Mars 2009

Suite étude de l'incipit de la Moustache :

Le rasage de la moustache lui ferait perdre tout cette équilibre (étudier dans le TD 4)

Une identité changeante.
Idée banale : chaque individu à de multiple identité. Ces identités nous sont énumérées : identité professionnel : jeune cadre dynamique, puis identité sociale : sont rapport avec sa femme. Identité tout le temps rectifier (performant, pédé) identité rendu incertaine, troublée. Devant le miroir il s'amuse, personnage qui s'essaye devant le miroir à différente posture, or cette tentative transforme le miroir non plus en fixeur d'identité mais il devient une sorte d'exploration des possibles, lieu ou l'on se livre à des métamorphoses, des transformations.
Ce sont des indices sur la fragilité de l'identité du personnage, personnage dont l'identité est toujours instable, pas complètement déterminé.
Le miroir c'est l'objet fantastique par excellence : ce n'est pas ce qui atteste le réel c'est une brèche sur un monde fantastique, c'est une ouverture, une porte vers un autre monde.

Une temporalité brouillée
Texte qui ne suit donc pas une linéarité temporel. Va et vient entre présent et passé. Il y a un brouillage perpétuelle de la temporalité. Il pourrait souligner le trouble mentale du personnage, entre le souvenir du passé et la conscience du présent. Dernière conséquence : texte de manière circulaire. Ce qui est mis en rapport : la moustache. Au début Agnès est d'accord mais pas à la fin. Comme si l'un venait contre dire l'autre. Début et fin : opposition. L'hypothèse banale serait que pour une fois elle change d'avis, l'autre hypothèse : deux description de la réalité : fantasme du personnage. Réalité un peu effrité. Indique un doute sur la réalité générale du récit. Indice d'une sorte de schizophrénie du personnage.



I.La question du réalisme

1)les traits habituels du réalisme ?

Réalisme : sorte de refus du romantisme. Recherche de l'objectivité. Le réalisme a souvent essayer de s'appuyer sur des théories scientifiques. Dans ce réalisme un des éléments essentiel c'est la question du détail. Le réalisme c'est un des mouvements esthétiques qui a inventer l'importance du détail. Parce que le détail c'est un indicateur sociologique, et mais aussi parce que le détail fait partie d'une sorte de vision politique. En effet, décrire le détail c'est décrire les être minuscule, les petits gens, c'est faire en sorte que le roman soit le lieu de la démocratie.
Flaubert : «le roman doit accuser (souligner) le petit fait vrai aussi puissamment que le grand»
Zola : le roman naturalisme et réalisme: «la négation du romanesque dans l'intrigue mais également le rapetissement des héros à la taille humaine, les proportions juste observé dans le moindre détail.»
Le réalisme est une façon de contester le roman traditionnel, en effet il ne s'intéresse pas qu'au grand sentiment mais aussi au petitesse des vies humaines. C'est un réalisme qui fait une étude des moeurs quotidienne plutôt que d'aller chercher du coté de l'exotisme imaginaire, fictif.


2)Dans La Moustache

Coté d'une vie banale, d'une vie quotidienne, repas de famille, rencontre avec des amis, elle nous est décrite avec une grande méticulosité (soin et précision) petite étude de moeurs : vie bourgeoise parisienne. Le personnage lui même se rend bien compte à quel point il s'inscrit dans un contexte sociale : lucidité du personnage (quand il regarde dans les poubelles p53). Le détail fonctionne comme indice sociologique. Sauf que le personnage est aussi un déchiffreur de ces détails. Personnage avec une lucidité. Il va se sentir opprimé, dans un enfermement sociale. On passe d'un personnage rassurer parce qu'il est bien à sa place à un sentiment d'enfermement.

Cependant parfois certain détail ne sont pas là comme des indices sociologiques, détails qui produisent un effet de réel. Détail qui ne servent à rien. Mais il faut noter que plus on avance dans le roman plus ces détails vont être développé. Cela traduit une sorte de malaise de plus en plus affirmé devant la réalité (exemple la notice pour le téléphone). Il essaye de s'accrocher à la réalité, mais ce n'est pas rassurant car on ne comprend pas vraiment ce que raconte cette réalité. Le détail n'est pas rassurant mais qui souligne l'incompréhension du personnage.

La construction du roman est au début extrêmement régulière : chaque chapitre : une journée, un réveil. Il y a un rythme régulier de la narration qui vient faire coïncider le temps du lecteur et le temps de ce qui est raconté.


3)Les renversements des procédés réalistes

La focalisation interne : représenter l'histoire à travers les yeux du personnage principale. C'est une façon de rendre de manière plus forte le vécu des personnages. On augmente la véracité du récit. Or là elle conteste la réalité, pour nous faire éprouver le solitude du personnage.

La question du conditionnelle, or ici il ne donne pas une impression d'objectivité du récit, mais il fait basculer le récit dans une atmosphère incertaine, fragile, dans l'illusion, l'incertitude.

Le détail va être le lieu d'une sorte de paranoïa. Le personnage va se mettre à trop déchiffrer les détails. En tiré des conséquence démesuré. Ce qui va donner l'atmosphère d'une conspiration général (K.DICK) atmosphère d'un personnage qui ne cesse de s'interroger sur le monde parce qu'il n'est pas sur de son existence (exemple : paquet de malboro).


II.La tentation du fantastique

1)Paradoxe du réalisme/fantastique

Il utilise les outils du réalisme pour suscité l'impression d'étrangeté. Le soin méticuleux donné à la description du quotidien qui devient sous la plume de Carrère un quotidien étrangement inquiétant. Ce que montre l'auteur c'est qu'en poussant au bout les caractéristiques du réalisme, on ne consolide pas le réel, au contraire on le fragilise.


2)Les deux définitions du fantastique

Il y a un fantastique de la présence et un fantastique de l'interrogation.
Fantastique de la présence : marqué par l'apparition d'un objet ou d'une créature surnaturelle. Par la présence de quelque chose qui vient défier les loi habituelle du réel. (Dracula, Frankestein). Coup de file du père ou le retour d'Agnès. Autres éléments : référence à des films : films de l'exorciste.
Le fantastique de l'interrogation : le personnage ne cesse de ce demander si ce qu'il vit est réel ou imaginaire. Fantastique de l'hésitation. Suis je fou ? Fantastique qui va être illustré par un récit comme Le Horla de Maupassant. Hésitation entre explication rationnelle et explication surnaturelle des événements. On peut dire que dans l'ensemble, La Moustache relève de ce type la de fantastique. Roman dans lequel on se demande sur quel pied danser. Souligné par un procédé : les doubles hypothèses, alternatives. Dans ce fantastique il y a une sorte de moment rassurant, le moment ou l'on est sur de la folie du personnage. On retombe sur nos pieds. Dans le livre on a cette explication de la folie. Dans le film c'est beaucoup plus incertain.


3)Un fantastique inaccomplie

Au moment du retour d'Agnès, devant un phénomène de presque surnaturelle le personnage ne connaît, ne montre aucune surprise, il ne va pas s'interroger sur cette présence là. On a un épisode fantastique qui va être désamorcé parce que la vie quotidienne va reprendre le dessus, comme si de rien n'était.
Parmi les règles du fantastique : Lovecraft : il faut suggérer et ne pas aller dans l'horrible. Or c'est évidement ce que ne fait pas Carrère dans la scène finale. Il n'hésite pas à être très méticuleux, détaillé dans cette horrible. Le récit se termine comme il avait commencé de façon horrible.

Extrait numéro deux :

anatomie d'un paranoïaque :
- l'opposition de l'individu et de la société. Manifeste surtout à la fin du texte : plan.
- texte qui à l'apparence du rationnel il fonctionne par hypothèse, réfutation, hypothèses, etc... Or il y a une sorte de gradation qui va vers les hypothèses les moins probable, le raisonnement construit de la fausseté et non de la vérité. Caractère contre productif de la raison. Le contre argument de la troisième aurait pu être utilisé pour la quatrième or il ne l'est pas.

Mise en abîme de l'interrogation du lecteur :
Nous voyons que le personnage est une sorte de lecteur de lui même, lecteur de sa propre histoire. On s'identifie donc beaucoup plus à lui.

Vocabulaire qui fait appel au thème général du roman policier (détective). L'idée c'est que le personnage enquête sur lui même, le personnage se pense à travers un imaginaire des romans policiers. Il se vit lui même à travers une fiction.

Conclusion : texte qui est emblématique du contraste entre la folie du personnage et les apparence de rationalité qu'il déploie. Il ne cesse de multiplier les hypothèses, les pistes et les fausses pistes. Texte qui conteste indirectement la mémoire individuelle : tous les souvenirs sont mensongés ou faux (souvenir du père). On pourrait trouver une sorte d'explication psychologique à la situation du personnage ici : la mort de son père. Ce serait une sorte de négation de la mort de son père, construction d'un univers mensongé dans lequel son père serait vivant et la moustache : symbole paternel. Moustache : perte profonde.






Séance 5

Un roman du cinéma


Le cinéma a une grande place dans le récit : soucis du détail quasiment cinématographique. Les personnage sont cinéphile et qui pense leur vie à travers les films.


I.Le roman d'un écrivain cinéphile

Carrère à souvent travailler pour le cinéma, comme scénariste, mais comme critique de cinéma. Un univers qu'il connaît bien. De plus, Carrère est un auteur qui s'est souvent penché sur la question de l'adaptation d'un roman en film ou téléfilm, c'est tout le travail d'un scénariste.

Il a publié une étude sur Bernard Herzog, dans laquelle il décrit les personnages de Herzog comme étant confronté à la méchanceté des hommes ou à la colère de dieu. Parallèle avec le personnage principale de la Moustache. Cependant, il décrit le cinéma d'Herzog comme étant un cinéma romantique, proche du XIX alors que la façon qu'a Carrère de filmé est très classique, très épurée.
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:38

11 Mars 2009

Un imaginaire d'époque.
L'attention ou la curiosité envers le cinéma n'est pas singulière, il s'inscrit dans une époque ou la littérature s'intéresse de prêt au cinéma. Raisons ? Le cinéma est devenu le lieu le plus producteur d'imaginaire et de romanesque. C'est pour les écrivains le lieu ou se fabrique par excellence de la fiction. Du coup, le cinéma est une sorte de langage universelle : un univers de références que tout le monde saisie. Les écrivains se servent du cinéma comme une sorte de toile de fond à adapter et à subvertir également. Qui ? Tanguy Viel avec Cinéma, film le Limier. Jean Echenoz, Les grandes blondes, qui travaillait autour de Vertigo d'Hitchcock.


II.L'influence cinématographique

L'écriture de Carrère est une écriture cinématographique.
Le choix de Carrère c'est le choix d'un récit en focalisation interne. Il choisit de centrer son récit autour du personnage principale. Sans rien raconter de ce que le personnage principale ou ne perçoit pas. Récit qui est forcément lacunaire. En quelque sorte la focalisation interne créer une sorte de cadre perceptif, de ce que voit, de ce que sait le personnage. Parallèle entre focalisation interne et la caméra : pas de hors champ, ce qui n'est pas dans le cadre est effacé, inexistant.
Il y a une certaine attention aux détails. Le cinéma est un art visuel : il suscite un effet de réel. Impression d'attestation de la réalité. (difficulté pour l'adaptation : photo). Comment va t-il faire pour atténuer l'effet de réel qu'il y a dans l'image.

Le cinéma fonctionne comme une sorte de portrait sociologique détourné.
Le détail était l'indice d'un personnage (poubelle). Le cinéma est une sorte de façon de décrire ce que sont les personnages principaux : dit moi ce que tu regardes je te dirais qui tu es. Univers sociologique : on peut souligner que dans la Moustache le personnage principale voit beaucoup de film et que ses références sont hétérogène. Film d'auteur (Mankiewicz), jusqu'à des films plus grand public : l'exorciste, en passant par les films de genre : polar, western. Cela nous dit que le personnage est ouvert sur l'ensemble des productions cinématographiques. Personnage qui ne sélectionne pas ce qu'il regarde en fonction d'une hiérarchie. Il y a donc une véritable volatilisation de la curiosité. Cette situation a été décrite par Lahire, qui nous que a la fin du XX le bourgeois ce n'est pas celui qui maintient les grande hiérarchie, mais c'est celui qui manifeste une grande hétérogénéité de goût (Tarantino va jouer là dessus). La présence de ces références nous dit que le personnage est un bourgeois de son époque.

Ces références se partagent entre classique (réaliste) et série Z (fantastique). La division des goûts du personnage rend compte de la division de ce roman entre une tendance réaliste et une tendance fantastique. Les goûts contradictoire du personnage mettent en abîme le style contradictoire du livre.

Dans le passage de l'exorcisme : réflexion paranoïaque sur sa femme. 2 éléments : folie malfaisante, qui cherche a faire le mal. 2eme élément : Il faut qu'il l'aide malgré elle. Ils sont synthétisé par le film l'exorcisme. Le personnage a des idées qui mène au films, mais des que le film est cité : d'autres images vont sortir, plus horrifique. Un personnage qui interprète son réel et va trouver une image qui va en être l'emblème (image de fiction) hors, cette image va a son tour déformé le réel. réel -> fiction -> réel.

III.Les fonctions du cinéma

Une esthétique des médiations.
Notre regard sur le monde est toujours parcouru par des souvenir de film, de chanson, de roman, etc... Nous n'avons jamais un regard purement neutre, et un regard purement neuf sur le monde. Nous voyons toujours le monde avec les outils de notre culture. On ne cesse de voir dans le réel des souvenirs de notre héritage culturelle. Hors le personnage de la Moustache ne cesse de voir la monde a travers le filtre de ses références cinématographiques. Elles s'interposent entre lui et le monde.

Une perception déformée.
On peut dire que ces références cinématographiques qui sont des références soit policière soit paranoïaque soit fantastique, déforment sa vision du réel. En quelque sorte, il éprouve sa situation comme s'il s'agissait de ces films policier, paranoïaque, fantastique. Il confond le cinéma et la vie, la fiction et le réel. Ici Carrère dit a propos du cinéma ce que l'on disant autre fois à propos de la littérature : mise en scène de sa lecture dans sa vie : Don Quichotte. Madame Bovarie : histoire d'une jeune femme qui vie sa vie à travers les romans sentimentaux : déceptions perpétuelles, expérience du ternes, elle se succède a cause de la littérature : vie ennuyeuse.

Un personnage éclaté.
La profusion des références cinématographiques, des films cités, rendent compte d'un personnage qui est instable, pluriel. Il y a une diversité des films et du personnages, chaque films représentant une facette de la personnalité du personnage.
On peut dire que si le personnage s'attache autant au cinéma, c'est qu'il est déjà dans une situation en décrochage, en recul part rapport à sa vie. Il est déjà un peut spectateur de ce qui lui arrive : passif. C'est la raison pour laquelle le roman va emprunté au cinéma non pas des références mais jusqu'à son vocabulaire, sa grammaire cinématographique. De temps en temps le roman évoque page 133 : ce qui lui arrive, arrive comme un « film en accéléré », page 129 : « un fondu au noir ». Ce qui lui arrive c'est déjà du film.

Texte, explication numéro 3 : Un murmure dans la ville, Mankiewicz.
Carrère doit écrire l'histoire du film. Double problématique : comment la littérature peut dire le cinéma ? Non pas seulement dire un film mais ce qu'un personnage voit du film ? Décrire une analyse d'un film. Ce que l'on va lire ce n'est pas le synopsis du film mais ce qu'en comprend le personnage principale. Ils sont deux à voir le film. La question sera de savoir s'ils ont vu le même film.
Aimer, c'est regarder dans la même direction : télévision symbole de l'amour : télévision : lieu de retrouvailles du couple. Or, il ne voit pas le même film : sorte de déchirure, de séparation dans leur activité.

Le film comme miroir d'une situation
Le film est ici une sorte de résumé, de synthèse des différent thèmes abordés dans le roman, notamment, le film met en scène l'opposition de l'individu par rapport à la société. Médecin/villageois, médecin/médecins. Atmosphère de paranoïa, de cabale, c'est aussi une sorte de mouvement de reconnaissance du personnage principal dans le film, il s'y reconnaît, s'y retrouve. Reconnaissance un peu hébété.

L'égarement et le doute
Passage dans lequel le personnage principal et Agnès on du mal à comprendre ce qu'ils voient et ils soulignent souvent ironiquement le caractère insolite du film. Incompréhension qui se marque de trois manière : on se le dit, champ lexical de l'incohérence. Résumé de film qui fonctionne a des vitesses différentes. 1h de film en 5 lignes, ou on reproduit ce que dit le personnage, du coup : temporalité brouillé. Enfin, il y a une sorte de styliste de l'égarement : ami, petit ami, etc. ou assistant assassin. Jeu avec les allitérations pour embrouiller le lecteur.

Une thématique fantastique
Il y a en effet un film en abîme, une film a l'intérieure du film. Le personnage principal retrouve à l'intérieure du film une sorte de référence, de renvois à Frankenstein. Renvois plus large, à un univers ou les mort ne sont pas mort, univers ou le personnage Cary Grant est toujours accompagné d'un double inquiétant : assistant. Frankenstein : époque ou l'électricité est l'essence de la vie : créer une créature humaine à base de cadavre. La créature est composite, faites de plusieurs morceaux. Elle est a l'image a la façon dont aurait été créer ce film : cadavre exquis.

Une confrontation des interprétation
Le film est décrit comme étant une tension entre une tendance réaliste et sentimentale et une tendance fantastique et paranoïaque. Cette tension est une mise en abîme du roman lui même, entre d'une part le réalisme et la fantastique. Mais c'est aussi l'indice de deux interprétation différente qu'en font les personnages. En somme le film est le lieu d'une opposition entre deux interprétation différente. Le film donc qui devait réunir les personnage ne fait que montrer ce qui les sépare.



Conclusion générale

Carrère montre que l'effet de folie suscité est d'autant plus fort qu'il y a une grande sobriété de moyen. Il y a dans ce récit une très grande modestie, économie dans les effets fantastiques produit ou suscité. Cette écriture est très efficace parce qu'elle suscite la plus grande identification du lecteur, on se reconnaît dans des phrases comme « Ca va ? ». L'autre effet utilisé : la focalisation interne.
La Moustache est un texte qui dit le malaise des identités modernes. Texte qui montre que notre existence est déterminé par le regard des autres. Nous sommes aliéné par le regard des autres. Texte dans lequel s'oppose un personnage qui croit savoir qui il est a des personnages qui en ont une autre interprétation. Il se rebelle contre ce dictact extérieure.
La Moustache : écrit très rapidement. Il s'est toujours demandé pourquoi. Un roman russe : autobiographie dans lequel il évoque son grand père maternel qui a collaboré avec les allemand : personnage maudit, refoulement de l'histoire familiale. Or en écrivant ce livre, il découvre que son grand père s'était rasé la Moustache. Transposition d'une histoire familiale : ce grand père qu'on refuse de reconnaître.
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:39

18 Mars 2009

Séance 6

La classe de neige, un roman déplacé


1993 : lieu l'affaire Romand, Carrère va être marqué par cette histoire. Dès cette date il veut écrire sur cette histoire. Pour cela, il va se faire chroniqueur judiciaire pour le nouvel observateur. Et il va écrire à Romand. Sauf que durant le procès il n'arrive pas a écrire. L'affaire lui résiste. Quelque chose qu'il ne fonctionne pas. Va venir la rédaction du roman la classe de neige : presque pris la décision d'abandonner le projet d'écrire sur Romand. Le livre a donc une double position : position de transposition : il y a beaucoup d'élément de l'affaire qui se retrouve dans ce court roman. Ecriture véritablement libératrice : permet de se libérer d'un blocage, d'un empêchement. C'est parce qu'il a écrit la classe de neige qu'il peut a nouveau aborder l'écriture de Jean Claude Romand. En 2000 il publie enfin l'adversaire. 95 : publication de la classe de neige. Il faut donc lire la classe de neige dans le contexte de l'affaire et en parallèle avec ce qu'il fait dans l'adversaire.

Récit qui fonctionne sur le contraste. Récit dans lequel il menace plane. Récit d'angoisse : attente de quelque chose qu'on sait être négatif.



I.Un récit d'enfance et d'angoisse

a) une écriture à hauteur d'enfant

Ecriture qui va décrire le monde a travers la perception de ce personnage principale. Récit qui donne un portrait psychologique de ce qu'est l'enfance. Portrait qui est très différent de ce que l'on attend. Monde de l'enfance : extrêmement dur. Le monde de l'enfance : monde de groupe, de troupe dans lequel il y a des exclusions, des marginaux, des luttes de pouvoir. Le monde de l'enfance ce n'est pas la paradis perdu mais un résumé des tension sociales du monde adulte. Carrère prend l'envers des codes habituelles des récits d'enfance : Nicolas : le petit Nicolas. Mais ça n'a rien à voir avec ça : aventure non pas amusante mais horrifiante. D'ailleurs il y a dans ce roman tout une série de références au lecture de l'enfance : la petite sirène, peter pan, pinnochio, sauf que comme le dis Hodkan, on est pas ici dans le club des cinqs. Il s'agit d'évoquer les figures de l'enfances mais pour jouer du contraste, de l'écart. La vie de l'enfant ne correspond pas a ce qu'on peut lire. En effet, quand on le voit entrain de lire un livre ce qui l'intéresse c'est Histoire Epouvantable. Tout ce passe donc comme si il y avait une sorte de goût du morbide, goût de l'inquiétant. La classe de neige est un récit qui va essayer de produire l'angoisse en détournant, en reprenant les peurs habituelles de l'enfance.

b) un récit en focalisation interne

Comme dans la Moustache : histoire raconté par le point de vue du personnage qui ne comprend pas tout : enfant. Surtout un personnage qui ne cesse d'imaginer. Toujours en train de s'inventer quelque chose, de rêver. Personnage qui est en décrochage, en rupture par rapport au réel. Récit qui est ponctué part des moments au conditionnel. Moment ou le personnage s'invente ce qui se passerait si... Comme dans la Moustache c'est donc le récit d'un personnage qui essaie de modeler le réel en fonction de ses rêves, de ses désirs. Dans la Moustache le personnage le faisait involontairement ici le personnage le fait volontairement : c'est la pensée magique. C'est croire que la pensée peut modifier la réalité. Sauf que là ça marche. Les rêves, les mensonge de Nicolas change concrètement le réel. Mais il ne le change pas en bien.

c) Les indices de l'angoisse

L'écriture de Carrère est très proche de celle de la Moustache, écriture neutre, distante par rapport à son objet. Ecriture qui donne au réel un caractère assez froid, étranger. Cette étrangeté est accentué parce que le récit ne cesse d'être ponctuer par des indices et des signes inquiétants. Tout se passe comme dans la 4eme de couverture comme si des le début : signe annonciateur, message prémonitoire, monté sourde et diffuse d'une inquiétude généralisée. Exemple : accident de bus avant même que le récit commence. bouchon : accident ? Nicolas regrette que ce ne soit pas un accident. Dans la voiture : Nicolas a son coffre à secret : point dans les stations pour acheter un cadeau : écorché. Focalisation sur le morbide : accident, violence, etc.

II.L'univers de Nicolas : entre secrets et mensonges

a) les secrets

Il y a des choses a cacher dans sa vie. En tout cas on sait qu'il est discret, effacé, qui tient au secret. On le sait a cause de ce petit coffre : code. Secret : fait pipi. Mais ça a l'air d'être un secret plus lourd a porté que le roman ne dévoile pas tout à fait : on sait que ses parents on déménagé. L'univers de Nicolas qui depuis toujours baigne dans le secret. Mais ces secrets sont aussi une façon d'avoir un pouvoir sur les autres : mettre a l'écart les autres ou aussi de pouvoir initier quelqu'un, le faire entre dans son groupe : fascine Hodkan le chef de bande parce qu'il lui révèle un secret : histoire qu'il y aurait des rapts d'enfants.

b) les mensonges

Il ment, il raconte des histoires et il ment pour s'intégrer socialement, de se rendre intéressant. Il ment pour acquérir une sorte de place central. Dans ces mensonges il acquiert une autorité sur les autres enfants. Texte page 99. Nicolas renverse la hiérarchie des enfants de dernier il devient au centre des préoccupations en devenant le chef du chef. Dans ce texte Nicolas est celui qui parle mais celui qui interdit de parler. Il est régulateur de la parole. Le personnage de Nicolas ressent une sorte d'ivresse du mensonge : ils s'enchaînent. A partir de ce premier mensonge Nicolas invente un autre univers avec sa propre réalité.
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MessageSujet: Re: Les TD de L. Demanze   Dim 14 Juin - 12:40

Suite du cours envoyé par mail

II. L’univers de Nicolas : entre secrets et mensonges
a.Nic est amateur de secrets, il a un coffre, il est renfermé, et fait encore pipi au lit, ce que seules sa mère et sa maîtresse savent. Pourquoi cette multiplication de secrets ? parce que c’est une connivence privilégiée qui permet de constituer une communauté amicale ou familiale. Façon de renverser sa marginalité en devenant au centre des attentions, c’est une façon de devenir un dominateur ou de détenir une domination : un secret, cela permet d’exclure ou d’être au centre des attentions. Il s’agit d’être le chef du chef : renversement, car Nic passe dune situation marginale à une situation centrale.
b.Le piège des mensonges : Nic est un personnage falot, qui ment pour avoir une consistance, c’est donc un outil d’intégration sociale, une manière de se mettre en avant. Les mensonges sont autant de microfictions, de petits romans pour fabuler le réel. Ce sont comme des autofictions qui montrent que l’individu se construit toujours par le détour d’une fiction. Ce sont des minis-romans au conditionnel, mais qui vont se réaliser : question du vœu est thématisée et paradoxalement ses vœux vont se réaliser, mais de façon funeste comme dans le conte (p. 23-25). Multiplication de ces petites trouées d’imaginaires, avec des références aux contes, aux lectures, aux rêves, à l’imaginaire (il s’imagina, conditionnel) : livre où la sensation de réalité s’effiloche, comme si le cauchemar était toujours sous-jacent. A cela, il faut ajouter la tonalité nocturne du livre, où les grandes scènes se jouent entre rêve et réalité, comme dans la thématique du somnambulisme.
c.Ignorance et pressentiment : focalisation interne attendue comme dans le roman policier ou fantastique. C’est le point de vue de quelqu’un qui ne sait pas, qui a du mal à comprendre : perception limitée et savoir parcellaire permettent de forger un suspens. Malgré tout, Nic devine, il pressent : c’est le point de vue d’un enfant qui comprend sans savoir : le verbe deviner revient régulièrement et donne une angoisse permanent sur l’avenir : il « devinait que son pressentiment était juste : la classe de neige allait être une épreuve terrible » (p. 20) ; « il devinait qu’à partir de maintenant tout allait s’accélérer »…C’est quelque chose comme une fatalité, comme un avenir oppressant qui s’annonce obscurément, ce que le lecteur sait d’avance grâce à la quatrième de couverture. Comme les indices et les pressentiments se multiplient, une angoisse vague et diffuse, presque sans objet se diffuse.
d.Le secret de la sexualité : parmi ces secrets, il en est un qui central, celui de la découverte de la sexualité. Cf le moment où Nic se réveille et croit qu’il a fait pipi au lit, alors que c’est une éjaculation nocturne : description d’une angoisse devant un corps que l’on ne comprend pas et que l’on ne maîtrise pas. Cette angoisse est dite à travers le conte de la Petite sirène qui explique la transformation du corps (p. 73-74). La psychanalyse nous explique en effet que les contes sont une façon de mettre en évidence les angoisses liées à la découverte de la sexualité (cf Le Petit Chaperon rouge). Mais là, Carrère met en parallèle cette angoisse physiologique de la fin de l’enfance et l’angoisse devant un meurtrier qui tue des enfants. Ainsi sont mis en parallèle p. 116 une expression qui dit le sexe « la chose sans nom entre ces jambes » et le meurtre p. 119 « cette horreur qui n’avait pas de nom ».

III. Un roman déplacé :
a.Le projet d’écriture naît après avoir abandonné celui de L’Adv. Comme il le note aussi, le désir d’écrire sur Romand est une phrase de Libé : « Et il allait se perdre, seul, dans les forêts du Jura. » (Adv, p.35) : c’est ce que décrit bien La Classe de neige. C’est pourquoi il montre que La Classe de neige « s’organisait autour d’un père meurtrier qui errait, seul, dans la neige. » (p. 38) C’est-à-dire que La Classe de neige illustre l’image fondatrice et cardinale qui a donné envie à Carrère de parler de l’affaire Romand. La Classe de neige semblerait donc représenter la perception inversée, vue par l’enfant de Romand, du père meurtrier qui erre dans la neige. Or Romand, qui a lu ce récit en prison, l’a apprécie, et confie à l’écrivain qu’il y a reconnu le miroir de son enfance. On comprend alors que l’enfant de La Classe de neige est bien Romand, cet être puéril, cet « enfant épouvanté » qui se réfugie à 17 ans dans sa « chambre d’enfant » (Adv, p. 75) et s’enferme chez lui « comme un gros enfant qu’il était » (Adv, p. 79). Ses mensonges sont en effet le signe d’un enfant qui refuse le monde, et qui veut par ses inventions changer la réalité.
b.Nicolas coupable ? Toutes les interrogations de L’Adversaire sont présentes dès ce roman, mais dispersées, disséminées entre les figures du fils et du père : fils est du côté de la fabulation, de la marginalité sociale ; le père parcourt la France, est dans une solitude toute la journée. Deux figures, une victime, une coupable disent en même temps le personnage de Romand, et de permettre de comprendre les actes de Romands en imaginant en quelque sorte quel enfant il a été. Façon de rentrer dans le personnage. Mais il y a quand même une complicité ou une culpabilité paradoxale de Nic : il veut un écorché, il a un coffre ans lequel il va le ranger, comme son père a dû mettre dans son coffre l’enfant qu’il a tué. Ce roman montre que la puissance funeste des mensonges, car tout se passe comme si les mensonges inventés par Nic sur son père et les vendeurs d’organes se réalisaient mais en se retournant contre lui. Responsabilité et engrenage, un peu fantastique, du mensonge.
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Les TD de L. Demanze

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