Licence Art et Culture à Lille 3

Le forum des étudiants en Art et Culture (année 2008 2009)
Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­Membres­Groupes­S'enregistrer­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 CM de l'année dernière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ilona




MessageSujet: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:36

Un cours de l'année dernière...

::::::::::::::

CM Histoire des courants littéraires et artistiques


I/ Le Moyen-Âge (476 - 1453 )


( L'Europe du M-A se construit sur le démantèlement de l'Empire romain
(apogée au IIIe siècle) sous la pression des peuplades barbares venues de
l'Est de l'Europe (les Vandales...)
( la Gaule (romaine depuis la bataille d'Alésia en 52 avant J-C)
connaît de nouvelles invasions ce qui conduit à une recomposition des
pouvoirs politiques
( développement de la France sous la « houlette » d'une peuplade
germanique, les Francs

476 = effondrement de l'Empire romain
1453 = capitulation de Constantinople envahie par les Turcs

( deux grandes dynasties en France : les mérovingiens et les carolingiens
(dont Pépin le Bref et son fils Charlemagne)
(puis en 987 les Capétiens avec Hughes Capet

( L'Europe use d'un système féodal (= organisation sociale où le pouvoir
temporel est accordé aux seigneurs avec des terres dans un système
pyramidal qui va jusqu'au roi) qui repose sur la foi donnée (= serment lige
donné au suzerain par lequel on lui promet aide et conseil et où l'on
obtient en retour une protection du vassal) lors de la cérémonie de
l'hommage
( plus un seigneur est puissant, plus son fief est étendu

( c'est une conception de l'Etat différente d'aujourd'hui ; par ex, quand
on marie un enfant, celui ci emporte une partie du terrain
( pas de notion de nationalisation : on appartient à son seigneur
(d'où les guerres féodales comme la guerre de 100 ans pour savoir à qui
sont les territoires )
( les serfs appartiennent à la terre où ils sont nés mais le servage
est aboli au début du M-A avec le développement du christianisme
( parfois les seigneurs sont plus riches et plus puissants que le roi
même, ils contestent parfois son pouvoir
( les provinces sont très puissantes, il n'y a pas de centralisme
comme aujourd'hui

( jusqu'en 1789 il y a 3 ordres :
( le clergé est le plus puissant (représentant de Dieu sur terre)et
sa fonction est de prier, d'assurer le lien avec Dieu, de contrôler
l'instruction, d'assurer l'éducation dans les villages, de transcrire les
livres (= moines copistes), il dirige les premières universités. C'est le
clergé qui détient le savoir, l'éducation se fait en latin qui est la
langue de transmission de la culture mais ce n'est déjà plus une langue
parlée. Le latin est la langue de l'Eglise (mais pas celle de Dieu)
Le clergé s'occupe également de l'humanitaire ; les communautés monastiques
ont dirigé l'agriculture etc.... influencent le paysage français
( l'aristocratie, noblesse regroupe à la base les guerriers, les
soldats anoblis pour s'être bien battus ; ils savent défendre un
territoire, voire le conquérir... Ils doivent payer l'impôt du sang c'est à
dire pouvoir donner leur sang dans un combat, d'où leurs privilèges (droit
sur leurs terres, de mise à mort, de chasse...) ( remis en cause en 1789
. comte = compagnon,
. marquis = celui qui protège les marches (= frontières)
( le tiers état est constitué du peuple, paysans, puis plus tard les
bourgeois. Ils doivent travailler pour nourrir la communauté

( le M-A accorde une place très importante à la religion catholique. Le
christianisme devient religion d'Etat sous Clovis(roi Franc) qui se
convertit pour sa femme (à partir de là les rois iront se faire sacrer à
Reims pour attirer sur eux la protection divine)

Comment passe-ton du latin au français ?
( le français se sépare en deux familles :
. la langue d'oc (romane) : du sud, aujourd'hui encore le
catalan, l'occitan, le provençal...sont des langues d'oc ( oc
= oui dans le sud
. la langue d'oïl : a donné le français qu'on parle aujourd'hui
(le picard est une langue d'oïl) ( oïl = oui dans le nord

842 = serment de Strasbourg qui est le premier texte politique rédigé
partiellement en français : on décide de la nouvelle langue parlée (et
allemand en Allemagne, italien en Italie)
( vient de Charlemagne qui a coupé son Empire en 3 parties (chacun
adopte alors sa langue)

( le Pape est un prince très puisant qui pèse beaucoup dans la politique :
avec la langue comme nationalisme c'est l'amorce d'un affranchissement
relatif à l'autorité religieuse
( le catholicisme influence beaucoup l'art et la littérature ; les
gens sont extrêmement religieux, ils commandent des ?uvres religieuses, il
y a la construction de lieux de cultes qui seront des ?uvres d'art

( la naissance du littéraire ne peut se faire qu'avec l'avènement du
français (avant c'était une tradition orale ) qui est la langue vulgaire (=
du peuple) et qui peut donc donner naissance à du littéraire
( les premiers textes littéraires sont des vies de saint(e)s (=
hagiographies -> éloge de la vie des saintetés)

880 = La Séquence de Sainte Eulalie

( on voit vite apparaître des chansons de gestes (gestes = choses qui ont
été accomplies -> donc des récits en vers qui racontent les exploits
guerriers de héros ; formes littéraires qui sont des résurgences de
l'épopée ) qui relèvent de la littérature épique
( dans l'Antiquité, Aristote (Ve siècle avant J-C) vit pendant
l'apogée d'Athènes et écrit un texte majeur : la Poétique, premier livre
qui nous est transmis qui parle de deux grandes formes d'écrits : l'épopée
et la tragédie

. épopée = relève de la diégèse qui raconte la réalité
. tragédie = relève de la mimé sis qui imite la réalité, joue
sur scène

( deux manières de raconter l'Histoire

( l'épopée vient d'Homère (VIIIe siècle avant J-C) qui écrit L'Iliade
(guerre de Troie) et L'Odyssée (retour d'Ulysse à Ithaque en 10 ans)

(une épopée est un genre narratif, de forme versifiée, poétique qui
met en scène des héros (mi-dieu mi-homme puis par extension les êtres
exceptionnels) ; elle raconte des histoires qui symbolisent l'histoire
d'une collectivité humaine : on s'intéresse à eux non pour leurs qualités
particulières mais car ils représentent un groupe (ex : Ulysse représente
l'intelligence de la Grèce ).
Dans l'épopée, la nature se mêle aux combats des hommes, les dieux
s'affrontent : dimension extra-ordinaire, situation hors-norme, exagérée,
hyperbolique.
( l'épopée constitue les valeurs, elle ne les remet pas en cause ;
système axiologique (= de valeur) toujours très net : on sait où sont les
bons et les méchants . On a recours à l'épopée lorsqu'on a besoin de
reconstituer un groupe. De plus le système axiologique défend les valeurs
féodales et chrétiennes : les ennemis sont les sarrasins (=les musulmans,
les infidèles) qui historiquement sont arrivés en France au VIIIe siècle à
Poitiers (732). L'épopée est une littérature guerrière. Aujourd'hui la
forme épique existe pour exalter les sentiments, nationaux par exemple.


Au XIIe siècle ont lieu les premières croisades


Littérature courtoise :

( naissance de la littérature courtoise (à partir du XIe siècle dans le sud
de la France, et au XIIe siècle pour le nord) qui introduit le thème
amoureux (en opposition au thème guerrier de la chanson de geste) et la
façon de se conduire entre les hommes et les femmes. Elle vient compléter
les valeurs chevaleresques de la chanson de geste.

( la fil amor est l'attitude que doit avoir le chevalier avec les
femmes, et plus encore avec sa dame (être propre, respectueux...). On est à
la recherche d'un raffinement pour ces guerriers. On voit déjà là une
certaine forme de féminisme (la femme en amour ne peut pas être contrainte)

( la poésie va développer la littérature courtoise et le thème
amoureux (avec les trouvères et les troubadours qui sont des compositeurs).

( le raffinement va jusque dans la décoration, les tableaux... Le
chevalier doit savoir chanter, danser...

( Tristan et Iseult est le modèle de la littérature courtoise.

( contrairement à la chanson de geste, la littérature courtoise
s'intéresse à l'individu et à ses sentiments privés. On trouve souvent des
adultères, le chevalier est rarement marié à sa dame (car ce sont des
mariages sociaux à cette époque, non d'amour)

( dans la littérature courtoise on se préoccupe de son individualité et de
la féminité

( il y a une réminiscence de la culture celte, encore vivace en Bretagne ou
en Irlande, qui donne les romans de la table ronde
( axiologie qui pose des valeurs mais en conteste aussi (Lancelot par
exemple doit fidélité à son suzerain, mais tombe amoureux de Guenièvre et
lui doit donc aussi son amour : il se retrouve forcément traître à
quelqu'un)
( cette littérature est présente dans toute l'Europe, mais est
anonyme, l'artiste ne signe pas son ?uvre

( les Celtes écrivaient, mais le plus souvent il s'agissait d'une tradition
orale
( le thème de la recherche du saint Graal est répandu : il s'agit du vase
qui aurait recueilli les dernières gouttes du sang du Christ, et qui est
censé donner la vie éternelle
( ce sont souvent des récits à caractère initiatiques, où le
chevalier rencontre épreuves et tentations qui, s'il les surmonte,
l'amèneront à la pureté (Lancelot ne pourra voir le Graal qu'en rêve car il
est impur selon les valeurs chrétiennes, et se sera son film Galaad qui y
parviendra)

385 : division entre empire romain d'orient et d'occident

( Justinien, empereur d'Orient fait du christianisme la religion officielle
(on appelle l'empereur « basilius » et le pape en orient « patriarche »).
Le patriarche dirige le christianisme d'Orient, qui diffère un peu de celui
d'Occident (par exemple, les prêtres peuvent se marier, la langue est le
grec...)

iconolâtrie : culte des images de saints car permettrait l'ouverture au
sacré
( pose la question de la transcendance (= d'une autre dimension) divine
pour la représentation. Cela va évoluer vers l'absence d'icônes dans la
religion orthodoxe, pour y revenir quand on considérera que Dieu est en
l'homme et qu'on peut donc le représenter (mais représentation toujours
interdite dans le judaïsme ou l'islam)

1054 : rupture entre l'Eglise d'Orient et celle d'Occident

( au XIe siècle on valorise la figure féminine de Marie dans les arts, lié
à la littérature courtoise. On remet du féminin dans la religion,
principalement machiste.

( l'art courtois n'est pas réaliste (voir les tapisseries). C'est au
contraire un art symbolique (ex : licorne près de la femme pour symboliser
sa pureté, tour haute pour le pouvoir, chien pour la fidélité...) L'art
médiéval ne représente pas le réel.

Adoubement = cérémonie de remise des armes à un chevalier qui vient d'être
sacré.

( les arts diffèrent également :
. art roman : simple dans ses lignes, il favorise les formes
arrondies (dites de pleins cintres) et il y a moins de lumière


. art gothique : les cathédrales s'élèvent haut dans le ciel,
cherchent la lumière, ont des vitraux colorés, une rosace et
sont souvent construites sur plusieurs siècles.


L'art et la littérature parodique


Parodie = imiter quelque chose en se moquant

( dès le début du XIIe avec Le Roman de Renard qui est un ensemble de
poèmes narratifs indépendants qui racontent les luttes entre le renard
Goupil et le loup Ysengrin et qui existait déjà sûrement avant en latin
(héritage de la Grèce antique avec les animaux pour présenter l'homme)
Ce roman parodie la société féodale, le clergé, la courtoisie, le roman de
chevalerie... Le loup, bête, est le noble, tandis que le renard est le
paysan rusé : on entre là en contradiction avec les valeurs du M-A.

( Cette littérature redonne son importance à ce dont la littérature
courtoise ne parlait pas : le sexe, même dans le clergé, la scatologie, la
tromperie.
(voir film Le Décameron)

( Cette littérature fait une satire, c'est une littérature de distraction,
elle n'est pas morale. Bien qu'elle se moque, elle ne conteste pas. On est
plus dans une logique de fou du roi (( fête des fous au M-A)

( A côté on a les fabliaux. Toute cette littérature est crue par la
population.

( mais cette littérature n'émane pas réellement du peuple, car peu savait
lire et écrire. Elle vient des clercs. Donc, les mêmes qui lisent les
fabliaux lisent les romans de chevalerie.

( Il y a peu de littérature réellement populaire au M-A mais l'expression
populaire existe et passe par le théâtre, par les traditions orales.

( On retrouve dans le théâtre ces deux tendances : celle qui sacralise et
celle qui parodie.
A l'origine, les premières représentations théâtrales ont lieu à la messe
et durent quelques minutes, pour illustrer un passage. Elles ont lieu dans
l'Eglise et sont en latin.
Puis le théâtre sort et dure de plus en plus longtemps (et en français) au
moment des grandes fêtes chrétiennes pour illustrer.

( On en arrive alors aux mystères à la fin du XVe qui déplaçaient des
milliers de personnes dans des lieux de théâtre construits spécialement
pour l'occasion.

Mystère = pièce de théâtre qui raconte des passages des évangiles ou des
histoires de la vie des saints et qui dure très longtemps (souvent trois
jours). Le théâtre a partiellement une valeur pédagogique.
Les comédiens sont au départ des religieux.
Le meneur de jeu est présent sur scène (=metteur en scène). Il désigne à
l'aide de sa baguette celui qui va parler.
La dérision côtoie le sacré.
Les décors sont détruits après les représentations, nous n'en avons donc
aucune trace autre que picturale.
Ils sont interdits en 1548 car trouvés trop insultants pour la religion et
parce qu'ils dégénéraient. Cela laisse alors un vide sur le plan du
théâtre.

( A côté du sacré c'est développé un théâtre profane (dès le XIIIe)
. la moralité : personnages allégoriques censés représenter des
vérités morales.
. la farce : forme parodique (ancêtre de la comédie) qui met en
scène des fabliaux (la plus connue est sans doute Maître
Pathelin)
. les soties : personnages aux costumes de fou, beaucoup de jeux
de dérision sur l'ordre établi.


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 15:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:43

II/ La Renaissance


( Elle commence en Italie et met un siècle à arriver en France, et un autre
à remonter du sud au nord de la France. Elle s'est faite progressivement.

( Le passage entre le M-A et la Renaissance est dû pour beaucoup au
progrès : de la médecine et de l'agriculture (accroissement de la
population des villes).
La population s'enrichit et ce qui se substitue au clergé et à la noblesse
est un pouvoir économique : la bourgeoisie (= travailleurs qui se sont
enrichis et qui vont de plus en plus avoir envie de se mêler au pouvoir
politique)

( les beffrois ont une importance sociale : ils indiquent le pouvoir de la
bourgeoisie, la puissance émergente. Plus la ville est riche plus son
beffroi est haut : pour montrer que la ville est riche (les marchands vont
juger la ville en fonction de son beffroi).

Ville-franche = ville qui ne paye pas d'impôts

( La Renaissance va développer l'éducation grâce à l'enrichissement de
cette classe. Il y a la volonté d'éduquer les enfants.
On assiste au développement des Collèges (qui dépendent du pouvoir royal)
et des universités (qui dépendent du clergé).
On aborde aux Collèges d'autres domaines qu'en université. C'est plus
« moderne ». De plus en plus de gens ainsi savent lire.

( On quitte la féodalité pour un Etat centralisé. Les Etats européens se
construisent petit à petit et s'affranchissent de la tutelle en Pape.
Ex : Henri VIII d'Angleterre souhaite changer de femme et demande
l'annulation du mariage au Pape. Mais cette alliance avec l'Espagne ne doit
pas être rompue et le Pape refuse. Henri VIII décide alors de ne plus se
préoccuper du Pape. Il est excommunié et devient le chef de sa propre
Eglise. (La religion va se centrer plus sur l'homme que sur Dieu)

1539 = édit de Villers-Côtterets qui fait du français la langue officielle
( ?)

( L'usage du papier rend possible l'imprimerie.

1492 = François Ier va faire la guerre en Italie et entraîne avec lui une
partie de sa Cour. A son retour en France, il a la volonté d'avoir en
France des demeures comme en Italie : c'est le déclenchement de la
Renaissance en France, associé à la découverte de tous les nouveaux
territoires.

( La Renaissance correspond à une rupture épistémologique (= au niveau de
la connaissance) : géographique, technique, politique...
ex : le monde connu en 1490 date à peu près de l'Antiquité

( L'illustration à la fin du XVe est déjà plus fine, plus seulement
symbolique, on voit l'apparition de la perspective.
Ex : le château n'est plus conçu pour résister à un siège, désir
d'embellissement ; vêtements de plus en plus raffinés, jardin d'agrément...
(tableau Les riches Heures du duc de Berry)
1) Le changement de statut de l'?uvre d'art


( l'artiste et l'?uvre d'art vont être plus considérés car on prend
conscience de la valeur de l'art et notamment du livre (naissance de
l'imprimerie en 1448) : de plus en plus de gens savent lire et un désir de
conservation des livres naît.

( Guillaume Budé (secrétaire du roi François Ier) crée la collection du roi
alimentée par dépôt obligatoire (comme aujourd'hui : tout ce qui est publié
en France doit être déposé à la Bibliothèque Nationale). On considère enfin
les livres comme des richesses.

( A partir du XVe on voit apparaître la signature des ?uvres par leurs
auteurs.
L'artiste est pensionné par un Prince ou un homme puissant, qui doivent
avoir autour d'eux une cour artistique.
L'art de vivre devient plus raffiné : au XVIe on commence à utiliser la
fourchette.

( Léonard de Vinci, génie universellement reconnu déjà à son époque, était
invité en France par François Ier qui l'admirait beaucoup. La Joconde est
ainsi devenu une partie de la collection royale.

( Joachim du Bellay revendique le fait pour les artistes de ne pas être
soumis à un Prince. On sent ici le premier frisson d'indépendance de
l'artiste. A cette époque, l'?uvre n'est pas l'expression de soi, c'est le
plus souvent une commande d'un Grand.

( la figure du poète s'oppose à celle du courtisan qui flatte le roi : pour
Du Bellay, le poète doit être fidèle à son génie (mais il admet que pour
manger il faut parfois y sacrifier)

( la s?ur de François Ier, Marguerite de Navarre, est une femme très
cultivée, qui a notamment écrit L'heptameron.

( on passe à des châteaux agréables, aux fenêtres qui s'ouvrent vers
l'extérieur (et non plus des châteaux de défense)
ex : les châteaux de la Loire, où le roi se rend souvent avec sa
cour.

( culturellement parlant, l'Italie est le modèle de cette époque. La cour
brillante des Médicis se trouve à Florence. A la base, ce sont des
commerçants très habiles qui se sont élevés. Ils ne font pas partie de la
noblesse. Ils ne tiennent donc pas leur pouvoir de la féodalité mais de la
bourgeoisie.

( Le Prince de Machiavel est une ?uvre majeure en politique. Machiavel
réfléchit sur comment obtenir et conserver le pouvoir.
Pour lui, le pouvoir se prend, se gagne : à l'origine de la conception
moderne de la politique (il détache la notion de pouvoir du divin et de la
morale : désacralisation du pouvoir qui sépare pouvoir et religion)

Machiavélisme = accomplir les choses pour obtenir un résultat. C'est une
contre utopie : on fait les choses en fonction de ce que le monde est, non
de ce qu'il devrait être. L'homme politique n'a pas la même morale que le
commun des hommes. « la fin justifie les moyens » : tout est fait en
fonction de l'efficacité, non de la morale.

( au contraire, l'utopie (=ce qui n'a pas de lieu) comme chez Thomas More
n'existe pas, et oblige finalement les hommes à être pareils.

( La Renaissance voit se développer la redécouverte des textes anciens. On
reproche au M-A de n'avoir fait que des commentaires et de ne pas être
remonté au texte original). Cette redécouverte est possible grâce à
l'imprimerie.

( l'art pictural réutilise les figures de dieux, des mythes antiques (ex :
Boticelli)
( syncrétisme : entre Antiquité et christianisme, le second n'empêche
pas de peindre les mythes du premier, il n'y a pas de contradiction entre
les deux. Pour certains, l'Antiquité était même précurseur du monde
chrétien.

( l'Humanisme est la passion pour le savoir, conçu de manière nouvelle et
d'une nouvelle conception de l'être humain. La Renaissance va exalter la
Créature (=l'homme) pour exalter Dieu.
(Au M-A et jusqu'au XVIe l'athéisme ne se conçoit pas)

( l'artiste connaît l'anatomie, le corps humain (ex : statues de nus de
Michel-Ange ; l'homme de de Vinci)
(le corps nu est montré à la Renaissance dans sa beauté et sa
jeunesse et plus seulement dégradé et vieux comme au M-A : (ex : le grand
peintre Le Titien)

( on retourne à des formes négligées comme l'Ode pour Ronsard.

( la Renaissance a-t-elle pour autant une dimension populaire ?
( cela reste assez savant, avec des références à l'Antiquité... Les
lettrés de l'époque sont des érudits. Le peuple n'est donc pas touché
directement par tout ça.

Grands esprits de l'Humanisme : Erasme, Rabelais (médecin)...

( certaines scènes bibliques sont souvent peintes à l'époque.
Par ex : « L'Annonciation » qui est l'annonce à Marie par l'ange Gabriel
qu'elle est enceinte de Jésus, peinte par de Vinci) montre la sérénité de
Marie devant le décret de Dieu ce qui est typique de l'esprit de cette
époque de la Renaissance, avec une composition équilibrée, une sorte de bas
relief qui rappelle l'Antiquité

Ange = messager (en hébreu)

( Mais la Renaissance peint aussi la laideur (ex les Grotesques de de
Vinci)

( « La jeune fille à l'hermine » par son regard tourné vers un autre, donne
de la profondeur au tableau (ce qui est différent par exemple de La Joconde
qui nous regarde)

( les Humanistes sont très ouverts à l'étranger, ils s'écrivent les uns les
autres en latin (nihil humani alienum est = rien de ce qui est étranger
m'est inconnu)

( création du Collège de France qui a une théologie optimiste (confiance en
Dieu) mais aussi critique (volonté de se refaire une idée neuve en relisant
les textes).
Sur le plan politique, les Humanistes sont des réformistes (mais pas des
révolutionnaires)

( Rabelais était un moine érudit, traducteur de grec, il devient médecin et
traduit notamment des traités de médecine d'Hippocrate. Il écrit Gargantua
et Pantagruel (la saga des géants). Il développe l'utopie de l'abbaye de
Thélème où vivent hommes et femmes de bonne compagnie qui devisent entre
eux, se promènent (sorte de paradis pour lui)

( les femmes, si elles doivent être cultivées à l'époque, ne reçoivent pas
pour autant de véritable éducation comme les hommes.


2) Les écoles de Lyon et de la Pléiade


( l 'école de Lyon (qui est la ville humaniste et non pas Paris) est la
première ville des imprimeurs, qui a connu la Renaissance avant Paris car
elle est plus proche de l'Italie. Elle développe une école poétique avec
Maurice Scève, Pernette du Guillet et surtout Louise Labé. Elle est
fleurissante au début du XVIe.

( la Pléiade (= constellation de 7 étoiles) va être composée de 7 poètes
parisiens dont les plus célèbres sont Joachim du Bellay et Pierre de
Ronsard. Ils se veulent les étoiles qui montrent le chemin.
En 1549, Du Bellay publie (mais écrit avec la Pléiade) un texte « Défense
et illustration de la langue française »
Ils se sont rencontrés dans un collège parisien, le collège du Coqueret,
dans le quartier latin (nommé ainsi car les cours se déroulaient dans cette
langue)

( Guerre des anciens/modernes
( en 1548 Thomas Sebillet publie « L'Art poétique » : pour lui on ne
peut pas faire mieux que les Anciens
( au contraire pour la Pléiade qui représente « les modernes » on
doit se nourrir de ce qui a été fait avant, des anciens, pour faire mieux
(= innutrition)

( à cette époque le français n'est pas ne langue parfaite (la plus belle
langue est l'italien). Comment faire du français la plus belle langue ?
(sorte de nationalisme : on veut montrer que l'on peut mieux faire que
l'Italie)
( grande guerre contre le patois, le latin, l'italien...
( appel à l'instruction, à la lecture des textes et à rompre avec le
M-A qui est pour eux obscurantisme.
( enrichir le vocabulaire avec des mots nouveaux création de mots
savants à partir du grec, nouvelle syntaxe, structure de phrase
( création de l'Académie française

( volonté de reformer la langue à partir de modèle qu'on juge excellent

( Ronsard : poète des Princes et Prince des poètes.
Du Bellay : poète critique des courtisans, satirique, nationaliste
(durant son exil à Rome)

( Pétrarque (XIVe) : c'est le fondateur du langage amoureux qu'on appelle
le pétrarquisme, en relation avec le néo-platonisme (lancé en Italie par
Marsile Ficin) : on relit Platon, le réinterprète, notamment le mythe de
l'androgyne (une entité coupée en deux à la réincarnation et qu'on
recherche toute sa vie)
( Dante : « La divine Comédie »
( histoire du poète qui visite en songe l'enfer

( Virgile incarne la raison

( Béatrice est la femme aimée, chantée par Dante tout au long de sa vie
(l'amour est vu comme facteur d'élévation)

( épicurisme = philosophie du Carpe Diem « que faut il faire pour être
heureux ? »
( satisfaction des besoins nécessaires, se limiter pour les désirs
charnels et ne pas être dépendants d'eux, proscrire les besoins qui nous
sont créés.

(Chez Ronsard on trouve cette fascination de l'instant.

( les Danses Macabres sont typiques de cette période de fin de M-A. Ce sont
des représentations allégoriques de la mort, avec outils qui désignent le
métier (la mort vient les prendre dans leur activité quotidienne)

( dans la deuxième moitié du XVIe on va voir les guerres de religion

( les gens ont plus facilement accès à la Bible. 2 moines (Luther en
Allemagne et Calvin en France) vont trouver que l'Eglise s'est trop
éloignée des écrits et notamment des Evangiles.
Ils rejettent la conception d'un optimisme absolu dans l'être humain.

(Reforme à l'origine du protestantisme : un bon chrétien doit être
instruit, doit pouvoir lui-même interpréter les textes. On encourage le
mariage des prêtres, conteste la confession, la fascination pour
l'Antiquité.

( les pays gagnés par la Réforme vont avoir une architecture plus austère,
et non plus en rapport avec la mythologie grecque.

( le Pape ne va pas être d'accord = schisme religieux

( les guerres de religion sont pour certains un moyen de s'éloigner du
pouvoir du Pape.

( l'esprit de la Réforme valorise le travail, donc la bourgeoisie.

1598 = Edit de Nantes


3) La transition entre Renaissance et Baroque




( la Contre-Réforme va être une réponse au protestantisme qui développe des
motifs profanes.

( L'art de la Contre Réforme va être défini au Concile de Trente (1543-
1563) qui va développer la richesse des ?uvres religieuses, on va
développer le monumental, le spectaculaire (à l'opposé de l'austère)
ex : Le Bernin et sa statue de Ste Thérèse d'Avila (corps en
mouvement, beaucoup de plis) : très théâtral, les lieux de cultes
dramatisent le rapport religieux
Cela amène à l'art baroque

( Montaigne (1533-1592) est important dans la transition.

- magistrat et maire de Bordeaux (donc fonction publique)


- il écrit Les Essais (au sens d'expérimentation d'idées par des
textes) : c'est le premier livre « moderne » car très personnel

- il est marqué par l'Antiquité greco-latine, par les textes
chrétiens, l'épicurisme et le stoïcisme (école de philosophie dont
fait partie Sénèque : pour être libre, il faut apprendre à se
détacher des souffrances physique et morale)

- pour Montaigne, vivre c'est apprendre à mourir

- Quid sciam (= que sais-je ? ) : notion de relativité surtout à une
époque où on découvre des mondes nouveaux (premier à s'intéresser
aux notions de civilisation et de barbarie)

- « Je me prête aux autres, je ne me donne qu'à moi-même »
(individualisme)

( transition car déjà beaucoup de choses très baroques


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:44

III/ Le Baroque (1590-1630)


( caractérisé par le mouvement (branloire perenne = balançoire continue) :
on ne peut jamais saisir les êtes et les choses

( thèmes du masque et du déguisement, de la mort (idée que la vie est
fugitive)

( traduction artistique : face à la proclamation de l'absolue vanité, on a
la proclamation de l'absolu divin : seule chose immuable.

( le théâtre est l'art le plus représentatif du baroque (Shakespeare fin du
XVIe/XVIIe ; Calderon avec La vie est un songe)

( la Vanité est une catégorie de tableaux très représentée. Il y a en
général un crâne au centre qui représente la mort et autour des objets qui
représentent les activités de la vie humaine mais qui se ramènent tous à la
mort (sablier qui est le temps qui passe, caractère éphémère de la vie)
Etymologiquement vanité=vent
Cela incite à réfléchir sur la vie et le sens qu'on lui donne

( naissance des natures mortes (souvent comparées aux vanités)

( le théâtre est une machinerie (Deus es machina)
ex : L'Illusion comique de Corneille est un héritage de l'art baroque

( la spirale est typique du baroque (là où le cercle représentait la
Renaissance), la notion de déséquilibre

( notion de transformation : le baroque saisit des instantanés, des scènes
en train de se produire (alors que la Renaissance cherche la symétrie et
l'équilibre, des scènes apaisées), des dramatisation, de l'illusion (ex :
visage monstrueux composé de fruits et légumes par Arcimboldo)

( Marie-Madeleine est l'image de la pécheresse repentie, symbole du
baroque, toujours représentée avec une chevelure somptueuse, montrée se
détournant des plaisirs de la chair, pour se tourner vers le spirituel
(ex : peinte par Philippe de Champaigne)

( Georges de la Tour est un grand peintre français baroque, spécialiste du
clair/obscur (mais technique existant avant) pour dramatiser les scènes et
développer la notion d'illusion (une seule source de lumière dans le
tableau qui éclaire le perso, le reste étant dans le noir)

( notion de scène spécifique de l'art baroque, tout comme la notion de
tricherie (le baroque est adepte du trompe l'?il)

( perso dans l'illusion, dans la vanité de sa propre personnalité (les
tableaux baroques racontent toujours des histoires)

( la musique baroque est caractérisée par une quantité de variation autour
d'une mélodie ; impression de vertige

( exaltation de la religion, dans la poésie, car seul point d'ancrage. Mais
aussi naissance de la poésie libertine, athée, du début du XVIIe (vient de
liberté). Souvent ce sont des grands seigneurs qui se lancent dans une
critique politique et religieuse allant parfois jusqu'à remettre en cause
l'existence de Dieu.
(Il ne s'agit pas ici du libertinage comme m?urs légères mais comme libre
pensée)
Ils ont souvent beaucoup de problèmes avec le pouvoir (poésie
blasphématoire)

( Cyrano de Bergerac qui imagine des Etats de la Lune et du Soleil pour
faire une critique du pouvoir.


La préciosité :

( courant littéraire, artistique et social qui se développe dans certaines
classes sociales et qui va conduire les précieux à chercher un raffinement
extrême de pensées et de comportements.

( elle se développe dans l'aristocratie parisienne (qui se situe à cette
époque dans le Marais, autour de la place Royale - actuelle place des
Vosges) : beaucoup construisent leur hôtel particulier là car c'est proche
du Louvre (où se situe encore le pouvoir royal) : c'est un quartier moderne
à l'époque.

( ils côtoient le peuple car il n'y a pas de « ghettoïsation » comme
aujourd'hui
( les précieux cherchent à se distinguer de la bourgeoisie (de plus en plus
importante) : la préciosité se voulait un signe distinctif à la bourgeoisie

( on utilise beaucoup de périphrases, de figures de style pour désigner les
objets. C'est une sorte de discrimination sociale, puisque seuls ceux qui
font partie du groupe peuvent comprendre quelque chose.

( on assiste à la naissance de la vie de salons (importante au XVIIIe) qui
constitue un contre pouvoir par rapport à la Cour : cela va aussi décider
de ce qui est à la mode.

( ce sont les femmes qui y président : elles peuvent peser énormément par
leur influence sur la vie littéraire, artistique mais aussi politique...
Leur éducation se fait dans leur famille ou au couvent (le but est
d'assurer leur capacité à diriger une maison)

( dans les salons, les femmes accèdent à une culture de haut niveau (elles
invitent des scientifiques, des philosophes...) : la vie des salons est
particulièrement brillante

( les aristocrates ne travaillent pas : ils passent leur journée à
entretenir leur vie sociale.

( chaque salon est ouvert un jour particulier dans la semaine.

( les précieuses reçoivent dans leur lit, dans une chambre d'apparat
(jusqu'au XVIIIe, l'espace public sera beaucoup plus important que l'espace
privé)

( dans les salons, il y a beaucoup de divertissements, on se lance des défi
de poésie... Il existe une littérature abondante de salons. (Dans Les
précieuses ridicules, Molière se moque de deux bourgeoises qui jouent aux
précieuses)

( c'es une littérature de veine amoureuse : Le grand Cyrus de Melle de
Scudéry et L'Astrée d'Honoré d'Urfé sont de bons exemples (ce ne sont pas
des romans comme on l'entend maintenant mais des romans fleuves) :
exaltation des aventures et de l'amour.
L'Astrée compte par exemple 17 volumes d'idylles = vision idéalisée de la
campagne, sans aucun des inconvénients ( écrit par des aristocrates
parisiens

( la Carte du Tendre est un représentation géographique symbolique des
sentiments et de la façon dont on doit se comporter pendant qu'on fait sa
Cour.


( à côté de cette littérature idéaliste : mouvement burlesque (XVIIe) =
vient d'un perso faisant des effets de manteau
C'est un mouvement parodique qui peut prendre deux aspects, avec toujours
une inadéquation entre le sujet abordé et le vocabulaire, le style
utilisé :
- soit un sujet ridicule traité sous une forme littéraire ou
artistique noble (ex : Le Lutrin de Boileau qui raconte une
querelle dérisoire de manière épique)

- soit un sujet noble traité sous une forme dite basse (esprit héroï-
comique)

Scarron est l'auteur typique du burlesque (Le Roman comique = ici comique
veut dire des comédiens)
Le burlesque est le ressort du comique.


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:45

IV/ Le classicisme


( s'explique politiquement par l'arriver sur le trône de Louis XIV
( il n'y a pas de rupture absolue avec le baroque, mais se veut une
alternative

( le baroque n'a aucune certitude à part Dieu, c'est un monde de chaos. Le
classicisme va tenter d'organiser ce chaos par la raison, censée mettre de
l'ordre.

( Descartes dans Le discours de la méthode prend acte du scepticisme
baroque et cherche à trouver quelle certitude on peut avoir dans
l'existence (parvient au cogito je pense, je suis)
A partir de là il y a prédominance de la conscience, jusqu'aux travaux de
Freud.

(le classicisme ne peut se comprendre que par ce principe philosophique de
la raison (incarné pour Louis XIV par le soleil, qui « éclaire »)

( il y a un refus de tout ce qui n'est pas raisonné et raisonnable (ex :
Molière dans ses pièces se moque des gens dans l'excès)

( dans l'esthétique classique, l'opposé de la raison est la passion (ex :
chez Racine, les personnages sont victimes de leurs passions : l'homme ne
peut échapper à ses passions)

( l'architecture va remettre au jour la stabilité, la symétrie...

( il y a accentuation de la centralisation du pouvoir avec Louis XIV qui
s'explique notamment car il a assisté enfant à la Fronde (révolte des
nobles qui voulaient récupérer le pouvoir profitant de l'enfance du toi).
C'est pour cela que le roi créera Versailles, sera cruel et gardera sa Cour
près de lui : il peut ainsi observer les noble (c'est donc un projet
politique)



Les jésuites et les jansénistes


( les jésuites :

. sont proches du pouvoir, ils appartiennent à la congrégation
des compagnons de Jésus


. influence prépondérante, missions privilégiées (éducation,
évangélisation des territoires non chrétiens).

. Ce sont les premiers à avoir transcrits les caractères chinois
en phonétique européenne.

. Ils donnent conseil aux Grands (directeurs de conscience) :
importance politique des religieux

( le jansénisme est un mouvement religieux concurrent, plus austère, basé
sur la grâce (voir TD)

( les jésuites cherchent comment accommoder les textes à la vie mondaine
(casuistique : étude des cas) : ils sont beaucoup plus « coulant » que les
jansénistes.

( l'aristocratie sera du côté des jésuites alors que la bourgeoisie sera du
côté des jansénistes (comme Racine)

( Port- Royal sera brûlée

( le jansénisme est proche du protestantisme


( les moralistes ne croient pas que l'être humain soit un être historique :
la nature humaine est la même quelle que soit l'époque et le lieu (c'est
une conception que les marxistes critiqueront)

1635 = création de l'Académie française (puis d'autres)

( on cherche à comprendre les hommes, leurs règles...

( La Princesse de Clèves de Mme de la Fayette est un roman sur la passion
amoureuse marquée d'une vision janséniste (donc sévère)

( le théâtre classique est très différent du baroque :
. deux objectifs : la représentation et l'amélioration du
comportement humain
. le sort des comédiens est dur : Molière est excommunié ; ils
sont considérés comme suspects (et c'est encore pire pour les
femmes)
. la plus licencieuse des formes de théâtre est la commedia
dell'arte (développement important en France qui influence
Molière et Marivaux au XVIIIe )

( Molière récupère la farce et la commedia dell'arte mais donne en même
temps une visée moraliste à ses comédies (de forme versifiée) : faire rire
en permettant aux hommes de mieux se connaître.

( notion de l'honnête homme : ouvert d'esprit, ne se met jamais en colère,
plaisant, mesuré, sait adapter sa conversation à la personne en face.


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:46

V/ Les Lumières


( au XVIIIe l'honnête homme n'est plus aristocrate : il y a la naissance de
la méritocratie et non plus « on est ce que l'on naît ») = à chacun selon
son mérite

( affrontement du système de valeur bourgeois (par le travail) et
aristocrate (droit du sang) qui est la civilisation du loisir, du plaisir
quand il n'y a pas de guerre.

( les bourgeois, eux, travaillent pour s'élever. Voltaire est un
bourgeois : il s'élève par son esprit.

( on considère que nous sommes les héritiers des Lumières (mais on idéalise
aussi)

( les philosophes des Lumières veulent le triomphe de la raison contre
l'obscurantisme (notamment de la religion)

( appel à développer l'esprit critique (mais on peut donc aussi critiquer
les Lumières)

( on cherche de nouveaux systèmes. La France est ouverte aux modèles
étrangers (surtout l'Angleterre)

( Montesquieu dans L'esprit des lois apporte une réflexion sur la loi,
comment elle est déterminée... Tant qu'on la considérait venue de Dieu, pas
de critique. Mais étudier la loi implique déjà cette remise en cause de
Dieu.
Pour lui, il faut séparer les trois pouvoirs : dans les mains d'un seul
homme, on a une dictature. Il y a donc contestation de l'ordre royal.

( pourtant, très peu défendent une République, et ceux-là voit la
République comme dans l'Antiquité de Platon. Les philosophes défendaient
des principes différents de ce qu'on interprète aujourd'hui. Ils voulaient
la monarchie constitutionnelle (il était hors de question en 1789 de
décapiter le roi)

( pour Diderot, il fallait un despotisme éclairé (inspiré par la pensée
philosophique)
ex : Catherine de Russie

( les philosophes veulent que le savoir soit vulgarisé : l'homme doit avoir
accès à toutes les formes de savoir. Quelque soit la naissance, tout le
monde doit recevoir une éducation.

( L'Encyclopédie, entreprise sur plusieurs années, censée regrouper
tous les savoirs (scientifique, philosophique...) pour se diffuser dans
toutes les couches sociales (pour ceux qui savent lire mais ils sont de
plus en plus)
( en général ceux qui ont le pouvoir cherchent à garder le savoir

( revendication à l'éducation des femmes, lutte contre l'esclavage

( création des maisons folies (pour aller se divertir en dehors de la
ville)

( développement de scènes bourgeoises en peinture

( intérêt grandissant pour la nature

( développement de la figure de l'enfant en lui-même, et non plus vu comme
héritier ou descendance, mais comme être humain à un certain âge de sa vie.
On exalte également l'amour maternel (avant on ne s'intéressait pas à la
vie privée de l'individu)

( on s'intéresse à ce qui fait pleurer, on s'attendrit au XVIIIe (portrait
par la peintre Vigée-Lebrun de Marie-Antoinette entourée de ses enfants)

( on fait des scènes peintes privées avec une visée moraliste.

( au théâtre, création du drame bourgeois par Diderot qui veut susciter les
émotions
( La nouvelle Héloïse de Rousseau est un vrai succès. Roman épistolaire, il
prouve l'intérêt de l'époque pour les bons sentiments, les drames
personnels.

( l'individu médite de plus en plus sur son bonheur.

( le mouvement de la sensibilité prépare le romantisme (fin XVIIIe / XIXe)

( ce mouvement est à mettre en rapport avec l'accession au pouvoir de plus
en plus de la bourgeoisie (avec des valeurs pour la vie privée, façon
différentes de voir les choses que l'aristocratie dont les valeurs ne sont
plus dominantes)

( liée à une certaine forme de moralisme (qui met la famille au c?ur du
système, laïcisation des valeurs morales)

( la plupart des philosophes ne sont pas athées. Rousseau par ex est
panthéiste (=conception d'un Dieu qui se manifeste en toute chose), il
croit à une transcendance (c'est un pré romantique).

( esprit voltairien = critique envers les religions (mais pas athée :
Voltaire croit au Grand Horloger)

( le marivaudage vient du théâtre de Marivaux (héritier de la comédie de
Molière à laquelle il donne une nouvelle impulsion) dans la première moitié
du XVIIIe.
. son théâtre est celui de l'amour et de la réflexion sur la
société, caractérisé par son influence de la commedia
dell'arte. Les gens parlent beaucoup des sentiments qu'ils
éprouvent ; dominer par le déguisement et la recherche de la
vérité.
. Tout un jeu de langage au service de la découverte des
sentiments = marivaudage (façon de parler d'amour, de faire
l'amour)
. Est-ce qu'il suffit de changer de costumes pour changer de
personnalité ? (pour le théâtre de Marivaux la réponse est
non)
(On parle de marivaudage pour le cinéma de Rohmer)

( le libertinage au XVIIIe siècle est différent de celui du XVIIe : il
s'agit du libertinage de m?urs.
( Condillac, philosophe qui développe l'idée que la seule
connaissance qu'on puisse avoir est sensuelle (thèse sensualiste,
expérimentation des sens)

( Choderlos de Laclos et les Liaisons dangereuses (l'amour est forcément
éphémère, dès que passe le désir, le libertin suit donc ses désirs, change
de partenaire etc...)

( siècle à la recherche du bonheur qui passe par le plaisir.

( peintres comme Fragonard, Boucher : tableaux suggérant la sensualité.

( à cette époque, gens sociables qui se rendent visite.

( siècle marqué par le théâtre (Watteau peint des personnages de théâtre)

( le mouvement libertin donne, à son extrême, le marquis de Sade
( le sadisme aujourd'hui c'est prendre plaisir à faire souffrir
autrui.
( vient à l'origine d'un courant de pensées très marginal.
Aristocrate proche d'Avignon, Sade va tirer toutes les conséquences d'un
certain nombre de pensées du XVIIIe et notamment athéisme.
( réflexion sur l'être humain : Dieu n'existe pas, l'homme est juste
un animal plus évolué car intelligent. Donc la morale chrétienne est une
fadaise, un moyen de faire régner un ordre mais auquel les plus forts n'ont
pas à se soumettre (déjà idée de surhomme).
( l'homme est un animal, il n'est pas bon, mais la morale est là pour
faire croire autre chose, pour manipuler.
( loi du plus fort : système philosophique qui pense le monde sans
dieu.
( il écrit beaucoup de pièces de théâtre, de textes politiques et
philosophiques dans lesquels il expose sa vision du monde (revient à une
négation de l'humanité)
( il fait de la prison, est guillotiné sous la Révolution

( pour Rousseau, l'humanité se fonde sur la solidarité


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:46

VI/ Le Romantisme


( issu de la sensibilité, ce mouvement va mettre la subjectivité au premier
plan. On est dans un courant de pensée qui s'intéresse à l'individu et le
met au centre du système.

( la pensée romantique conduit une rupture entre individu et social (le
héros romantique est en conflit avec la société ; ce qui chez Molière est
tourné en ridicule s'inverse avec le romantisme)
ex : le misanthrope est montré comme ayant raison

( au début du XIXe cette insatisfaction va être le moteur de changements
sociaux.
« ce n'est pas à moi de m'adapter au monde, c'est à lui de changer »

( 1815 : fin du II Empire
1830 : fin des bourbons
1870 : IIIe République

( Le Romantisme place la perception de l'individu comme étant l'origine de
l'art (façon de percevoir le monde et soi même)

( c'est la subjectivité qui intéresse le Romantisme

( floraison de romans à la première personne où le personnage principal
livre ses passions secrètes
ex : Chateaubriand écrit René, autobiographie déguisée (jeune homme qui
raconte ses états d'âme).
Littérature du « je », subjective

( l'histoire passionne les romantiques. Ceux du début du siècle veulent s'y
inscrire, la changer par leur personnalité. Contrairement à l'honnête homme
le romantique n'est pas progressiste : il est réactionnaire ou
révolutionnaire.
Ex : Madame de Staël, Corinne, Benjamin Constant, Adolphe

( le XIXe voit la naissance des nationalismes européens (qui s'explique par
les conquêtes de Napoléon). Mme de Staël réfléchit à l'art grâce aux génies
nationaux.

( la 2e génération de romantiques est beaucoup plus désenchantée (à cause
de la défaite de Napoléon à Waterloo qui est un choc)

( dans Confessions d'un enfant du siècle Musset essaye de comprendre son
temps « nous sommes nés trop tard dans un monde trop vieux »

( après la défaite, les autres pays européens obligent la France à
restaurer la monarchie (c'est un retour en arrière : Napoléon lui offrait
des chances aux jeunes talentueux) qui voit le retour des castes.
Ex : Le rouge et le noir de Stendhal où Julien Sorel est élevé dans le
culte de Napoléon, mais est coincé par l'histoire.

( le romantisme se place contre l'esthétisme classique : sur le plan
formel, l'art romantique va privilégier la couleur, le mouvement et la
notion d'expressivité (voir préface de Cromwell de Hugo où il définit le
beau pour les romantiques.

( chez les classiques, pour être belle, une ?uvre doit avoir un beau
sujet, de belles formes, de belles proportions
( les romantiques déconstruisent par exemple la règle des trois
unités. Ils aiment ce qui échappe au joli, le monstrueux. Leur modèle
théâtral est Shakespeare, non Racine. Ils refusent les classifications
classiques. Force de l'expressivité de l'?uvre d'art : elle est belle si
elle porte une expressivité subjective.

( XIXe = siècle du roman

( néo-classique de l'autre côté (avec Ingres par exemple)

( mode orientale : couleurs vives, lumière de l'orient, sujets.... Ex : La
chasse aux lions, Delacroix

( le Romantisme s'est déclaré plus tôt en Allemagne (Gaspard Friedrich :
présence de la nature importante, l'homme médite dessus, sur l'espace
sauvage, interrogation de la place de l'homme dans la création...)

( importance de la couleur, du coucher de soleil comme sujet et plus
seulement comme fond

( perso de dos, incitation pour le spectateur à rentrer dans la toile.

( le romantisme va donner des courants littéraires comme le romantisme noir
(=évolution du romantisme à la fin du XIXe, fasciné par le morbide, par des
motifs sombres )
ex : Orpheline au cimetière, Delacroix

( l'art fantastique (très développé aujourd'hui) prend naissance au XIXe
avec Maupassant : intrusion dans le réel

( développement aussi d'une passion pour l'archéologie, les vestiges, les
ruines
(réflexion sur la grandeur passée et sur ce que nous, en tant que
civilisation, nous allons laisser

( l'art fantastique est souvent visionnaire

( Théophile Gautier Le roman de la momie, La morte amoureuse : pose la
question du surnaturel, de l'irrationnel. Déstabilise l'univers quotidien.


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:47

VII/ Le réalisme


( se développe au milieu du XIXe, en réaction au Romantisme.

( critique de ce que le romantisme présente comme idéaliste, veulent un
retour à l'art objectif, moins idéaliste, plus terre à terre

( Balzac commence à écrire en étant très marqué par le romantisme (texte
fantastique...) mais les derniers romans sont très réalistes, volonté de
retourner à une écriture du réel.

( peinture réaliste : Courbet (Enterrement à Ornans), scènes de vie
quotidienne, cherche à servir le sujet (l'artiste cherche à s'effacer de sa
création, cherche un art objectif)

( il y a une véritable école du réalisme : les membres se rencontrent
toutes les semaines...

( Gustave Flaubert est le grand romancier réaliste français. Bien qu'il ait
peu écrit, ces romans sont très marqués par le réalisme : L'éducation
sentimentale, Madame Bovary
( volonté de rendre compte de la réalité la plus banale, de sa
médiocrité

( les réalistes veulent un art comme miroir de la réalité (opposé au
subjectif des romantiques) : sujets tirés du quotidien, sans
transfiguration

( le perso même de Madame Bovary est une critique du romantisme
( donnera le bovarysme : attente de la vie de la même passion que
dans les romans, contaminé par le schéma d'un romantisme dégradé, de tout
ce qu'il a de fleur bleue...
( roman condamné pour outrage aux m?urs au XIXe (siècle puritain) :
accusé d'inciter les femmes à l'adultère

( art comme reproduction du réel : voir L'enterrement à Ornans de Courbet


( alors que l'art romantique peut sublimer, il n'y a là aucune volonté
autre que de rester dans la réalité (pas de scènes mythologiques,
édifiantes...)


( autres peintre réaliste : J-F Millet


Dernière édition par ilona le Mer 4 Fév - 14:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ilona




MessageSujet: Re: CM de l'année dernière   Mer 4 Fév - 14:47

VIII/ Le naturalisme


( issu du réalisme

( Zola : les Rougon-Maquart (série de livres sur une famille). Il peint le
second Empire à travers cette famille.

( pensée positiviste avec Auguste Comte : s'en prend à la pensée
religieuse, éliminer tout ce qui n'est pas démontrable par la science. Idée
d'un progrès indéfini.
( pousse le réalisme plus loin : l'art expérimente la réalité ; rêve
de science exacte de l'humain à travers l'art


IX/ Le symbolisme


( dans la filiation du romantisme noir (ou décadentisme) à la fin du XIXe

( l'art symboliste a donné un grand théâtre = Maeterlinck : recherche
scènique pour cette représentation invisible, beaucoup d'allégories

( poètes comme Mallarmé

( dimension ésotérique dans l'art

( Gustave Moreau grand peintre symboliste : figure de Salomé, la femme
fatale (liée à la mort, érotisme morbide : c'est elle qui demande la tête
de jean-baptiste)
( rupture avec le réalisme

( l'art symboliste est lancé par quelques poèmes de Baudelaire dont
Correspondances

( courant Parnassien ( avec Leconte de Lisle ) : l'art ne doit absolument
pas être lié à la réalité (politique, société...). Il faut trouver une
forme parfaite : produire de la beauté. « L'art pour l'art » (c'est le
métier et le travail qui fontt l'art pas comme l'idée d'inspiration chez
les romantiques)

( Nadar quand il photographie utilise des références à des tableaux (vrai
art, composition)

( les impressionnistes comme Van Gogh vont beaucoup travailler sur la
lumière et sur l'instant


X/ Le surréalisme

( issu du dadaïsme (Tristan Tzara) en 1917 : contestation des formes d'art
de l'époque et de l'organisation de la société (révolution russe, GM 1,
science qui massacre.)
( le dadaïsme est un mouvement pacifiste de contestation contre la
guerre et les société qui n'ont pas su l'empêcher. Lié aussi à la
révolution freudienne

( remise en cause de la culture même ; provocation, déstabilisation
culturelle

( le surréalisme se développe à partir de là : position existentielle, ne
se veut pas un art

( contestation de la prédominance de la raison qu'ils voient comme une
tyrannie

( recherche de ce qui appartient au domaine de l'inconscient, du rêve (pour
eux la raison est une censure inacceptable)

( exaltation de la femme et des valeurs de la féminité, qu'ils considèrent
comme plus belles et plus pures que les masculines qui ont fait la GM 1

( l'art surréaliste procède par images fortes
( Man Ray, Bunuel (Le chien andalou), Delvaux
( beaucoup de surréalistes belges (ex : Magritte)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

CM de l'année dernière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Licence Art et Culture à Lille 3 :: Cours :: Semestre 1 :: UE 2 Histoire des courants littéraire et artistique-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet